Gus vous en mettra lestement plein la vue prochainement à Chalon

Gus vous en mettra lestement plein la vue prochainement à Chalon

Le jeudi 12 février à 20h en la salle Marcel-Sembat de Chalon-sur-Saône, dépaysement garanti avec l’illusionniste Gus, alors obnubilé par le fait de vous déconnecter de la réalité si concordance, lui qui a bien plus qu’un tour dans son sac ! Interview.

Des places sont à prendre

Pas beaucoup d’ailleurs…Tarifs : 38,00 et 43,00 euros. Lieux de vente habituels.

 

Avec vous le public se berce-t-il d’illusions ?

«Oui, complètement bien sûr. Après, c’est un spectacle de magie, donc il y a beaucoup de numéros de magie et d’illusion, et aussi beaucoup d’humour, c’est très participatif. Il se passe plein de choses pendant le spectacle. »

 

Quelles différences faites-vous entre un illusionniste, un magicien et un prestidigitateur ?

« En fait, je pense que tous les trois sont la même chose, c’est simplement un débat de vocabulaire. Illusionniste ça fait un peu plus moderne que magicien, qui fait un peu plus moderne que prestidigitateur, qui n’est d’ailleurs pas facile à dire. L’idée de ces trois métiers c’est la même chose, c’est-à-dire créer des illusions pour faire croire à de la magie. »

Dans Givré, on ne reste pas de glace ?

«Non, non, surtout pas, les gens sont en général assez émerveillés. Et ce que j’aime c’est qu’il y a un voyage émotionnel intéressant, parce qu’ils sont émerveillés, puis il y a l’humour qui arrive, donc on est déboussolé, on se marre. Émotionnellement c’est assez fun à vivre un spectacle de magie. »

L’autodérision est-elle une qualité qui va de soi ?

« Oui, c’est très important, parce que quand on fait de la magie on fait des choses qui sont extraordinaires, au sens pas ordinaires du terme. Donc c’est important de désamorcer sans se prendre au sérieux, sinon ça fait un peu connard, je n’ai pas de mot plus poétique. En France on aime bien rigoler, c’est important de ne pas se prendre au sérieux,  ça participe d’une magie encore plus forte. Comme quand on a les manches relevées, la magie arrive d’elle-même, toute seule, et c’est encore plus magique que lorsque l’on en fait des caisses. »

Plus de dix ans déjà pour votre éclosion spectaculaire dans « La France a un incroyable talent », êtes-vous toujours sur un petit nuage ?

«Oui, oui, bien sûr, j’ai beaucoup de chance avec ce métier, je vis un peu un rêve éveillé. C’est formidable d’aller dans des théâtres, que les gens aient pris des places et s’organisent pour venir nous voir, on fait la fête ensemble. Je rencontre les gens dans  des moments géniaux, car ce sont des moments familiaux. Ce sont des week-ends, Il y en a qui célèbrent des anniversaires, on joue lors des fêtes de Noël, c’est vraiment très joyeux comme métier. »

La mise en scène est assurée par Arthur Jugnot. Comment s’exprime-t-elle ?

«Elle est géniale, déjà parce qu’Arthur connaît très bien la magie. C’est top de bosser avec lui, car Il ne se pose pas cinquante mille questions sur comment ça marche, etc. Il est vraiment dans l’efficacité, puisqu’ il faut que ce soit le plus rythmé, drôle et magique, tout à la fois, tout le temps. Donc Arthur a vraiment tout fait pour que ce spectacle soit une heure trente de magie et de rigolade menée tambour battant. C’est une chance de bosser avec lui, il est très bon. »

Un simple jeu de cartes a-t-il le pouvoir de révolutionner le monde ?

«Le monde, je ne sais pas, mais en tout cas de faire passer un moment formidable à cent ou trois mille personnes, oui ça peut créer de belles émotions. De là à révolutionner le monde ça me paraît ambitieux. Mais j’aimerais bien y croire ! »

Quels sont vos points forts ? 

« Wouah ! J’aime beaucoup  les interactions avec les gens. Quand je fais monter les gens sur scène je pense que ça se sent que j’aime être sur scène avec eux et créer ce spectacle, déconner avec eux. Il y a une empathie assez naturelle. On me dit souvent que je suis comme le bon pote, ou le gendre idéal, ou le mec avec qui on a envie de passer une soirée et boire des coups. Tous les soirs je suis heureux d’être là, avec les gens. Après, ça transpire, j’aime ce que je fais aussi, et je suis très sincère dans ma démarche. »

Sur quoi vous appuyez-vous pour inventer de nouveaux tours ?

« Ça peut être plein de choses : une passion sportive, une musique, un film, un décor de cinéma… Ça peut être juste comme ça, ça sort de nulle part, je me balade dans la rue, je pense à un truc, je suis incapable de dire ce qui l’a inspiré. L’inspiration peut vraiment venir de partout. »

L’illusion bouleverse-t-elle les codes des clivages générationnels ?

« Je pense que oui. Chaque génération fait la magie à sa manière, parce qu’aujourd’hui il y a une nouvelle génération qui fait la magie sur les réseaux. Une magie qui va très vite, qui est très efficace, très visuelle, et qui n’est pas la magie que j’ai apprise quand j’ai commencé. Mais il ne faut pas faire le vieux con et il faut aussi savoir s’adapter. Je pense que ça casse un peu les clivages générationnels , car il y a beaucoup de gens qui viennent au théâtre avec leurs enfants, ou des grands-parents qui viennent avec leurs petits-enfants. On se rend compte qu’on a beau penser  qu’on est tous très différents et qu’on n’a pas les mêmes passions, eh bien force est  de constater que tous les soirs il y a des gens n’ayant pas le même âge qui rigolent aux mêmes choses et passent une belle soirée tous ensemble. Oui, je pense que la magie rapproche vachement les générations. »

Toujours plus haut, plus loin, plus fort, la devise vous irait-elle ?

« Oui, un peu comme à Fort Boyard ! (rires) »

Vous verra-t-on un jour sur le grand écran ?

« Ça fait partie de mes rêves, j’aimerais beaucoup. J’y travaille, je passe des castings pour des films, un petit rôle dans une série par-ci, par-là…La route est longue, je pense que dans ce métier c’est important de ne pas être trop pressé et de profiter de chaque instant. Là, j’ai la chance de vivre un rêve avec le spectacle, ce dont vous avez parlé ça sera peut être une prochaine étape. Ça arrivera peut-être plus vite que prévu, ça n’arrivera peut-être jamais. Je pense que l’important c’est de continuer à prendre du plaisir dans tout ce qu’on fait. En tout cas je ne fais pas ce que je fais aujourd’hui dans le but d’être sur le grand écran un jour, mais c’est un projet parallèle que je mène sur le côté, et que j’espère réussir aussi. »

 

Crédit photo : Thomas Braut                                                          Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                                            [email protected]