Chalon sur Saône

Quand Gilles Platret évoque "la dette tenable de 2014" à Chalon-sur-Saône

Par Laurent GUILLAUMÉ

Publié le 03 Février 2026 à 15h52 , mise à jour le 03 Février 2026 à 18h31

Quand Gilles Platret évoque "la dette tenable de 2014" à Chalon-sur-Saône

La question de l'endettement de la ville de Chalon sur Saône a très vite été mise sur le pupitre de la première réunion publique de campagne électorale de Gilles Platret.

Il n'aura pas fallu longtemps pour que le sujet soit clairement évoqué par Gilles Platret, visiblement remonté de se voir accuser de plonger les Chalonnais dans l'incertitude budgétaire et le risque fiscal qui en découle. Si Gilles Platret avait fait toute sa campagne des municipales de 2014 contre Christophe Sirugue sur la fameuse ligne "mise sous tutelle" de la ville avec un endettement sensiblement moindre de l'actuel, 12 ans plus tard, il évoque une dette "tenable" pour qualifier celle qu'il fustigeait 12 ans plus tôt. 

Même si comparaison ne vaut pas raison, il était facile pour les oppositions de ressortir le même argumentaire contre Gilles Platret cette fois, d'autant plus avec des ratios budgétaires encore plus déséquélibrés, dont notamment la capacité de désendettement de la ville de Chalon sur Saône passée de 12,5 ans en 2014 à désormais plus de 16 ans.  

En l'espace de 12 ans, la dette de la ville de Chalon est passée de 81 millions euros à 84 millions d'euros a précisé Gilles Platret ce lundi soir, précisant "une hausse de 3,7%. Je tiens à rétablir la vérité des chiffres car il n'y a que les chiffres qui comptent, le reste ce ne sont que des menteries. Les finances sont saines et soutenables. On a le devoir de respecter les chiffres".

Le maire sortant candidat à sa réelection a rappelé que "depuis 2014, les prix ont augmenté de 20 %". "Non la ville n'est pas en danger, nous économisons au centime près malgré les 122 millions d'euros investis depuis 2014, pour une dette augmentée de seulement 3 millions d'euros. Je suis obligé de rétablir la vérité des chiffres." Un argumentaire qui n'est pas sans rappeler celui porté en 2014 par l'équipe sortante. 

Laurent GUILLAUMÉ 

Suite à la publication, Gilles Platret a tenu à préciser les éléments suivants,

"ce niveau de dette n'était tenable que parce que des efforts de gestion avaient besoin d'être menés depuis cette date ; j'ai notamment cité une baisse des effectifis de la ville de Chalon et une gestio. hyper rigoureuse destinée à rendre moins coûteux le fonctionnement des services publics municipaux. J'aurais pu aussi rappeler la baisse de 25 % des subventions aux associations, ça participait du même effort de réduction de nos dépenses de fonctionnement.

Ce qui rendait la situation intenable en 2014, c'était la conjonction de l'explosion fiscale qui avait précédé, le niveau de la dette et le coût de fonctionnement des services qui était beaucoup trop élevé.

A même niveau de dette, les choses sont possibles si vous réduisez les charges et que techniquement vous augmentez votre capacité d'autofinancement. Vous suivez les débats budgétaires depuis des années, vous savez que nous arrivons à tenir une capacité d'autofinancement de 5 à 6  millions d'euros par an, et je peux vous dire que c'est un vrai travail de surveillance du budget chaque semaine.

Mais c'est pour ça que les banques ne rechignent pas à nous prêter de l'argent pour financer nos investissements. Or, en 2014, plusieurs établissements bancaires y avaient renoncé."