Chalon sur Saône

Abba Gold à Chalon, ça avait de la gueule !

Abba Gold à Chalon, ça avait de la gueule !

Le temps d’une démonstration de force toutes ailes déployées, Abba Gold TheConcert Show, immergé dans sa tournée mondiale 2025-2026, a posé ses valises à Chalon-sur-Saône ce mercredi 4 février. Dans une salle Marcel-Sembat bondée d’aficionados et gonflée à bloc.

 

Le temps d’une démonstration de force toutes ailes déployées, Abba Gold TheConcert Show, immergé dans sa tournée mondiale 2025-2026, a posé ses valises à Chalon-sur-Saône ce mercredi 4 février. Dans une salle Marcel-Sembat bondée d’aficionados et gonflée à bloc.

Une vraie communion chaude, chaleureuse et fervente

La nostalgie, dans ce qu’elle a compté, fait invariablement recette. Les années 70 et 80 sont un exemple prégnant. Et se remémorer ce qui a été, et continue d’être pour le groupe pop suédois au succès tentaculaire considérable, qui périclitera en 1982, constitue un viatique dont on ne se lasse jamais. Pour preuve, dans la cité de Niépce, ce fut un accueil triomphal à destination des artistes considérés. Foin des « Frida », Agnetha,Benny et Björn, mais des doublures soutenant favorablement la comparaison, même si bien évidemment les copies ne parviendront jamais à égaler les figures tutélaires qui resteront à jamais dans l’imaginaire collectif. Et pour cause. Du moins ceux pour qui l’époque bénie des dieux a pu dérouler ses fastes en direct. La jeune génération s’y est mise également, c’est dire si le patrimoine commun a les moyens de perdurer sans que quiconque ne s’en offusque.

Du spectacle tous azimuts

Avec des titres comme « Voulez-vous », « Fernando », « Mamma Mia », « Take a chance on me », « Chiquitita », « Super Trouper », « SOS », « Money, Money, Money », « Waterloo » (ce qui octroiera au quatuor la plus haute marche du Concours de l’Eurovision 1974), « Knowing Me, Knowing You », « Gimme ! Gimme ! Gimme ! », « Dancing Queen », « I do, I do, I do, I do, I do »… les lauriers d’antan sont toujours contemporains et frais comme des gardons ! Adaptés au goût du jour grâce à une scénographie emplie de modernisme à tous les échelons. Histoire d’épater davantage l’assistance, le régal des yeux et des oreilles a conjugué l’explosion des couleurs, les photos projetées sur grand écran, les musiciens en renfort, les changements de tenue, aux timbres de voix des chanteuses toniques et très représentatives de l’ère disco, blonde et brune arpentant en long, en large et en travers la scène avec maestria.

Une masse compacte dans une unité de lieu et d etemps

Nullement décidé à être la cinquième roue du carrosse, le public très au fait des textes des chansons, désireux d’amplifier le mouvement, aura obéi au doigt et à l’œil aux recommandations. Prenant aussi l’initiative quand bon lui semblait avec l’ivresse inhérente au bouillonnement intérieur. Debout, dansant, il n’a pas fait l’économie de sa personne en jouant un rôle capital dans le rendu, les cordes vocales à l’offensive. S’enhardissant au moment de la chanson « I have a dream », reprise collégialement sur le mode karaoké, afin de rendre au centuple ce qu’on lui a transmis et qu’il a précieusement gardé au chaud au fond de lui.  

                                                                                                                          Michel Poiriault

                                                                                                                          [email protected]