Société

La CLCV pointe des tarifs bancaires à la hausse

La CLCV pointe des tarifs bancaires à la hausse

Comme chaque début d'année, l'association Consommation logement cadre de vie (CLCV) a comparé les tarifs bancaires en vigueur au 1er février 2026 par rapport à ceux appliqués l'an dernier à la même date.

 D'après cette enquête qui a passé au crible les grilles tarifaires de 107 banques de métropole et d'outre-mer sur la base de trois profils de consommateurs, le coût moyen des paniers de services analysés a augmenté d'environ 3 %.


LES FRAIS DE GESTION ET CB PÈSENT LOURD
Dans le détail, ce sont essentiellement les frais de tenue de compte et de cartes bancaires qui font grimper la facture. L'étude de la CLCV pointe en effet une hausse de 6,39 % pour les premiers, qui s'établissent en moyenne à 24,64 € par an, et de 2,07 % à 2,29 % pour les seconds. L'association précise également que les retraits aux distributeurs automatiques de billets de la concurrence sont doublement impactés « à la fois par la réduction du nombre de retraits gratuits inclus dans les franchises et par l'augmentation des frais unitaires au-delà de ces seuils ».


Il n'empêche, les prix peuvent faire le grand écart d'une banque à l'autre. Comme l'explique la CLCV : « Les frais de tenue de compte annuels varient de 0 € au Crédit Coopératif et au Crédit Agricole Normandie Seine à 40 € au LCL pour les clients qui n'y domicilient pas leurs revenus, illustrant des politiques tarifaires très contrastées selon les établissements. » Même chose pour les cartes bancaires, sachant que la tarification varie ici fortement en fonction du type de CB.


C'est pourquoi l'association recommande de comparer les offres après avoir listé ses besoins ! Le classement complet par département est disponible sur Clcv.org.


LA FÉDÉRATION BANCAIRE TEMPÈRE
La Fédération bancaire française n'a pas tardé à réagir à cette étude annuelle. Dans un communiqué, elle a mis l'accent sur le maigre coût de ces prestations indispensables : « Le prix de ces services bancaires représente une part très faible dans le budget des ménages malgré un usage quotidien intense par les Français : seulement 0,54 % du panier de consommation en 2025, deux fois moins que la moyenne de la zone euro. » Elle ajoute que si les prix de ces prestations financières ont grimpé de 8 % en 5 ans, cette augmentation reste bien inférieure au niveau de l'inflation générale (15 %).


J.P.