Chalon sur Saône

Un jeune de Chalon condamné pour détention non autorisée d’armes

Un jeune de Chalon condamné pour détention non autorisée d’armes

Le nombre d’armes non déclarées en possession des habitants de Saône-et-Loire est important et pas seulement parce que certains y chassent. Impossible de savoir exactement. La Cour des Comptes estime à 3 millions le nombre d’armes détenues illégalement pour un volume allant de « 6 à 8 millions » sur le territoire national.

 La Cour des Comptes a produit un rapport le 5 mars dernier qui s’inquiète d’une mise en œuvre incertaine, elle aussi, des procédures pourtant instaurées.
La politique de contrôle des armes à usage civil est récente. Elle date de 2017, avec la création du service central des armes et des explosifs (SCAE) et la création d’un système d’information sur les armes (SIA).

 

«  …la Cour souligne que le nombre et la nature des actions visant à renforcer la connaissance des filières de trafic d’armes conduit à un constat plus positif avec une tendance à la baisse du nombre d’armes déclarées comme volées (4 873 en 2024 contre 10 240 en 2016), même si le nombre en valeur absolue reste extrêmement élevé et préoccupant. »

 

Témoin ce minot. Il est né fin 2005 à Chalon. Il se tient à la barre de l’audience d’homologation des CRPC ce jeudi 28 mai. Sa mère l’a accompagné, un petit garçon est assis bien droit à côté d’elle. 
Le prévenu, 20 ans, sans casier, a dû répondre devant le procureur de la République, de détention d’armes. En catégorie C : un fusil de calibre 12 à canon scié avec des cartouches. En catégorie B : des pistolets et 9 munitions.

 

Le procureur lui a proposé une peine de 1 000 euros d’amende avec sursis, et l’interdiction de détenir et/ou porter une arme pendant 2 ans. 
Cette interdiction intervient dans un contexte qu’évoque maître Charbonne, avocate du jeune : « Il n’est pas connu », ces armes ont été découvertes lors d’une enquête plus large, et le dossier est à l’instruction. Son client n’aurait « qu’un rôle minime ».

« Vous n’avez toujours pas dit au procureur qui vous a confié ces armes ? » demande la juge. Non, il n’a rien dit.

 

« Amende avec sursis » : Sait-il ce que ça signifie ? Non, il ne sait pas. La juge lui explique, puis le prévient : « Attention, l’interdiction de détenir une arme renvoie à un sens large du mot ‘arme’. »

 

FSA

 

* https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-03/20260305-synthese-Controle-des-armes-a-usage-civil_0.pdf 

« En ce qui concerne les faits impliquant une arme, constatés par la police et la gendarmerie nationales, ceux-ci ont augmenté de 24 %, entre 2014 et 2024, passant de 122 882 en 2014 à 152 730 en 2024 »