Châtenoy le Royal

"La Justice Restaurative" : une grande inconnue pour bon nombre d’entre nous !

"La Justice Restaurative" : une grande inconnue pour bon nombre d’entre nous !

A la bibliothèque de Châtenoy le Royal une conférence/débat était donnée vendredi 13 février pour faire connaitre, promouvoir et mieux appréhender ce qu’est "la Justice Restaurative".

Autour d’un documentaire présenté par Thierry Lepors, bénévole formé à "la Justice Restaurative", sous la forme d’un film « La réparation » et d’un débat, ce sujet a été abordé sans tabou devant une vingtaine de personnes, dont Jeanne-Marie Martin et Marie-Thérèse Boissot adjointes à la mairie.

 

Le but de cette soirée était de présenter cette forme de complément à la justice pénale encore trop méconnue et qui pourtant fait ses preuves auprès de victimes et auteurs ou autrices d’infractions quels que soient les actes commis. La Justice Restaurative est un droit en France depuis 2014 (loi Taubira du 15/08/2014). Victimes et auteurs ou autrices d’infractions peuvent demander à dialoguer avec l’autre partie, ou avec des auteurs, autrices ou victimes du même type d’infraction. La victime ne rencontre pas nécessairement “son” auteur, cela peut être l’auteur d’une autre infraction similaire, mais le but reste le même : permettre de trouver une solution par le dialogue entre victime et responsable présumé, sans pour autant se substituer à une audience. 

"La Justice Restaurative" est passée à l'écran dans le film « Je verrai toujours vos visages » de Jeanne Herry.

Dans le documentaire projeté lors de cette soirée, tout était réel. Les victimes et les auteurs et autrices étaient tous d’accord pour participer à cette mise en lumière de la Justice Restaurative même si cela n’a pas été simple au départ et écouter, parler, essayer de comprendre n’est pas chose facile mais seul le dialogue peut permettre d’avancer.

Le débat :

 

Thierry Lepors : Qu’avez-vous pensé de ce documentaire, que ressentez-vous ?

« C’est dense, c’est fort et à la fois très émouvant. Comment cela se passe-t-il au niveau des rencontres ? questionne une personne de l’assemblée»

T. Lepors : « Dans ce type de rencontre, il n’y a pas que des personnes incarcérées, certaines ont déjà purgé leur peine. La médiation et les 3 ou 4 rencontres se font sur 1 an, tout est progressif et ensuite à la fin, après un nouveau délai de 2 mois, il y a une rencontre bilan. Un thème commun est abordé à chaque rencontre, cela demande de part et d’autre d’être prêt.»

Thierry Lepors a rappelé qu’en France la Justice Restaurative est indépendante de la justice pénale.

Un sujet qui a été abordé dans les années 1990 et qui fait encore débat pour certaines infractions. La loi est récente en France et il est difficile de tirer des conclusions par manque de recul sur le long terme mais elle a l’avantage d’exister et d’être mise en pratique. Comme on dit « laissons le temps au temps » avant de porter un véritable jugement !

C.Cléaux

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