Chalon sur Saône

MUNICIPALES 2026 - CHALON - Le vibrant plaidoyer d'Amine Kessaci en faveur de vraies actions de proximité contre le narcotrafic

MUNICIPALES 2026 - CHALON - Le vibrant plaidoyer d'Amine Kessaci en faveur de vraies actions de proximité contre le narcotrafic
MUNICIPALES 2026 - CHALON - Le vibrant plaidoyer d'Amine Kessaci en faveur de vraies actions de proximité contre le narcotrafic
MUNICIPALES 2026 - CHALON - Le vibrant plaidoyer d'Amine Kessaci en faveur de vraies actions de proximité contre le narcotrafic
MUNICIPALES 2026 - CHALON - Le vibrant plaidoyer d'Amine Kessaci en faveur de vraies actions de proximité contre le narcotrafic

Le militant Marseillais, engagé sur la liste de Benoît Payan à Marseille, était l'invité d'honneur d'une soirée tournée vers le trafic de drogue et la nécessaire mobilisation des pouvoirs publics face à un fléau aveugle.

Trés solidemment entouré de gardes du corps, avec une logistique draconienne, tant Amine Kessaci est la personnalité dans le viseur des narcotraficants, Clément Mugnier, chef de file de la liste "Chalon en Commun"  a frappé un grand coup en réunissant les deux personnalités les plus en vogue sur les questions du narcotrafic en France. L'ancien sénateur Jérôme Durain, Président de la commission d'enquête sénatoriale sur le trafic de drogue en France et le militant Marseillais dont le frère  Mehdi avait été abattu dans sa voiture en novembre dernier ont rappelé qu'aucun territoire n'est épargné par l'influence de la drogue. 

Au coeur des interrogations de la soirée, la nécessité pour les pouvoirs publics de s'emparer enfin de ce sujet, et de s'imprégner des expériences menées par les voisins européens, notamment Italiens. Amine Kessaci a insisté sur cette nécessité de mobiliser les pouvoirs publics face à ce défi sans précédents, rappelant qu'aucun territoire de la République n'est épargné par les ravages de la drogue. 

Si la facilité intellectuelle serait de cantonner les questions du narcotrafic aux grandes agglomérations et encore plus aux quartiers Nord de Marseille, la réalité des faits divers vient régulièrement nous secouer dans nos certitudes, démontrant que même les territoires ruraux sont impactés. 

  « On a abandonné les gens, et dans ce vide, les drogues s’installent. »

Il n'hésite pas à montrer du doigt cette politique d'abandon des territoires, ces lieux où les services publiques désertent, au moins de les laisser entre les mains d'autres "autorités", se substituant à la République. Un discours pointant de facto les responsabilités politiques dans l'essor du narcotrafic, tout en évoquant les questions de l'islamisme radical, sur ces secteurs. 

Amine Kessaci ne fait de détails dans son analyse, reprochant à Nicolas Sarkozy, ses atteintes à la police de terrain, pointant ses maires se réfugiant derrière l'implantation de caméras comme seule réponse à apporter au trafic. 

Amine Kessaci va plus loin, allant chercher les causes, les raisons pour lesquelles le gens plongent dans la consommation de stupéfiants, sans doute là, les fondements de son engagement politique. 

"Le vrai combat, est celui de s'attaquer au portefeuille des trafiquants"

"avec un quart du chiffre d'affaire du trafic réservé à la corruption", Jérôme Durain a dénoncé l'idée que les élus locaux puissent avoir accès à un certain nombre d'informations confidentielles, "au point que les narcotraficants ont entamé un vrai rapport de force contre la République. "La question est de savoir ce que peut faire la loi et ce que peuvent faire les élus locaux, et ça passe par la protection de notre jeunesse" insiste le co-listier de Clément Mugnier. "On a tous un rôle à jouer face à ce fléau qui prend notre société à la gorge" insiste Jérôme Durain 

Pour Amine Kessaci, il pointe "cette narcotracie. Ils ont compris qu'ils pouvaient se substituer à l'Etat dans de nombreux endroits. Il faut casser ce rêve incarné aussi par le cinéma, faire revenir les services publics dans les quartiers, que l'école soit pourvoyeuse de vraies perspectives d'avenir et expliquer aux jeunes l'issue fatale qui les attend dans le trafic".

"Il nous faut avoir une approche globale associant services publics, éducation et sécurité" insiste Clément Mugnier, considérant que la question du trafic doit dépasser le seul stade répressif, alors qu'Amine Kessaci pousse même le curseur plus loin, "il nous faut s'attaquer aux milliards que ça génère, à ceux qui vivent à Dubaï, en Espagne... et avoir le courage de le faire", tout en proposant une véritable harmonisation de la lutte anti-drogue à l'échelle européenne, encore trop imparfaite sur le sujet.

"On a bien gelé les avoirs russes. pourquoi ne pas le faire pour les avoirs de la drogue ? "

"Il faut confisquer leurs biens, s'attaquer au nerf de la guerre qu'est l'argent, et retirer leurs forces. C'est un enjeu de civilisation. Il nous faut accompagner les usagers, les malades tout en menant des actions de fermeté".  C'est sous une salve d'applaudissements et d'encouragements que la soirée du Clos Bourguignon s'est terminée, alors qu'Amine Kessaci quittait la salle au pas de course, toujours sous haute protection rapprochée. 

Laurent GUILLAUMÉ