Edito

Les profiteurs de guerre ont le vent en "pompes"

Les profiteurs de guerre ont le vent en "pompes"

Ca y est, c'est la valse des étiquettes... alors que le Proche-Orient s'embrase.

 "Le prix de l'essence n'augmente que de quelques centimes" a lancé le Ministre de l'Economie, histoire d'apaiser les Français sur un renchérissement généralisé des tarifs des carburants. Sauf que la réalité est toute autre sur le terrain. Il suffit pour s'en convaincre de faire juste un plein ! De toute évidence, quand on roule avec voiture et chauffeur payés par le contribuable, on perd tout sens de la réalité quotidienne. Ce ne sont pas quelques centimes de hausse, mais quelques dizaines de centimes dans de nombreuses stations. 

Pour rappel,  le prix du pétrole brut représente en général 30% du coût d'un litre d'essence ou de diesel. Le raffinage, la distribution, mais aussi et surtout la fiscalité composent le reste. Cette dernière atteint même en général 55% du prix. Pire, la France, et l'Europe de manière générale, ne dépendent pas tant des pays du Golfe Persique dans leurs importations. L'Arabie Saoudite et l'Irak représentent un peu moins de 15% des nôtres. Nous dépendons beaucoup plus des États-Unis, de la Norvège, ou encore de l'Algérie.

Un fidèle d'info-chalon.com a même confié avoir rempli sa cuve de fuel de 1500 litres, et une simple comparaison du tarif en 24h, le différentiel était de l'ordre de 450 euros. 

Allez on peut se rassurer,  le ministère de l'économie a évoqué le renforcement des contrôles de la part de la répression des fraudes. De toute évidence, les services sont toujours plus prompts à venir collecter nos cotisations sociales et patronales, plutôt que de s'attaquer aux profiteurs de guerre... ah mais oui.. c'est toujours plus de fiscalité dans les coffres de l'Etat et moins dans nos portefeuilles. 

Laurent GUILLAUMÉ