Election municipale
MUNICIPALES 2026 - CHALON : Sécurité, antifascisme et critiques de la politique locale lors de la venue d'Antoine Léaument (3/3)
Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI
Publié le 05 Mars 2026 à 18h00
Entre sécurité, antifascisme et attaques contre la politique municipale, la venue du député Antoine Léaument a donné un ton résolument politique à la réunion publique de l'Union Populaire Chalonnaise. Plus de détails avec Info Chalon.
La réunion publique de l'Union Populaire Chalonnaise (UPC) du samedi 21 février s'est achevée par une intervention du député Antoine Léaument, venu soutenir la liste conduite par Damien Saley pour les municipales des 15 et 22 mars à Chalon-sur-Saône.
Face aux 135 personnes réunies à la Maison des Syndicats, l'élu de La France Insoumise (LFI) a mêlé analyse politique nationale et enjeux locaux, notamment autour de la sécurité et de la lutte contre l'extrême droite.
Condamnation de la violence et dénonciation des «amalgames»
Revenant sur l'actualité récente marquée par la mort d'un militant identitaire, Quentin Deranque, à Lyon lors d'un affrontement entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche, Antoine Léaument a d'abord tenu à rappeler la position de son mouvement.
Le député a condamné la violence politique, tout en dénonçant les accusations visant son camp. Selon lui, une campagne de stigmatisation viserait aujourd'hui la LFI. «On cherche à diaboliser LFI pour mieux banaliser l'extrême droite et dédiaboliser le RN», a-t-il estimé, évoquant une stratégie politique menée par certains adversaires.
L'élu a également évoqué la situation à Lyon, affirmant que plusieurs groupes d'extrême droite y seraient solidement implantés. Ou plutôt «ont enkysté» la capitale des Gaules, selon ses bons mots. Il a par ailleurs avancé que la grande majorité des homicides commis pour des motifs idéologiques ces dernières années auraient été le fait de l'extrême droite.
Selon lui, sur 59 crimes liés à des violences politiques, 53 ont été commis par l'extrême-droite.
Dans ce contexte, il a présenté son mouvement comme un rempart face à ces idéologies. «Nous assumons d'être du côté de celles et ceux qui s'opposent au fascisme», a-t-il déclaré.
Un message politique assumé
Dans son intervention, Antoine Léaument n'a pas seulement ciblé la droite ou l'extrême droite. Il a également critiqué une partie de la gauche qu'il juge trop accommodante face à ces idées.
«Il n'y a pas trois positions possibles : soit on combat le fascisme, soit on le laisse prospérer», a-t-il résumé devant l'assemblée.
Le député a toutefois salué certaines prises de position extérieures à son mouvement, remerciant notamment Ségolène Royal et Dominique de Villepin pour leurs prises de distance avec des discours qu'il estime proches de l'extrême droite.
Dans un registre plus local, il a également tenu à saluer l'engagement de militants présents dans la salle, citant notamment Michel Comat, militant communiste ayant rejoint la liste de l'UPC, et qualifiant l'équipe menée par Damien Saley de «très belle liste».
Sécurité : critiques de la politique municipale
Le thème de la sécurité, au cœur de la réunion publique, a aussi nourri plusieurs critiques à l'encontre de la politique menée par la municipalité dirigée par Gilles Platret.
Damien Saley a notamment évoqué la vidéosurveillance, rappelant que la ville compte déjà environ 200 caméras. «Pas une de plus», a-t-il affirmé, avant de lancer, non sans ironie : «Big Platret is watching you… jusqu'au 15 mars».
Le candidat de l'UPC a également défendu une approche différente de la sécurité, misant davantage sur la prévention et la présence humaine. Les 49 policiers municipaux seraient maintenus mais redéployés dans les quartiers, avec un renforcement des horaires dans les postes de police de proximité.
Antoine Léaument, lui, a plaidé pour une présence policière plus visible sur le terrain plutôt que concentrée dans les tâches administratives, tout en soulignant que la sécurité ne pouvait être dissociée des réalités sociales.
«La première des sécurités, c'est la liberté», a-t-il résumé.
Dans la salle, Antoine Léaument a également ironisé sur certaines propositions avancées dans le débat local, notamment celle d’une police montée. «Une police à cheval à Chalon ? Je n’étais pas prêt», a-t-il lancé avec humour, suscitant des rires dans l’assistance.
Santé mentale et justice
Au-delà des questions de présence policière, le député de la 10ème circonscription de l'Essonne a insisté sur l'importance de s'attaquer aux causes profondes de la délinquance. Il a notamment évoqué la question de la santé mentale, rappelant que de nombreuses personnes incarcérées souffrent de troubles psychologiques.
Il a également évoqué les problématiques d'addictions, notamment l'alcool, qu'il considère comme un facteur souvent sous-estimé dans les situations de violence ou d'insécurité.
Pour Antoine Léaument, la prévention doit occuper une place plus importante dans les politiques publiques, tout comme certaines formes de justice visant à réparer les torts et à éviter la récidive (justice restaurative).
Prévention et respect de tous les habitants
Avant ces interventions, la colistière Wafaa El Moukhliss avait pris la parole pour défendre une approche fondée sur le respect de tous les habitants de Chalon-sur-Saône.
Elle a appelé à privilégier la prévention plutôt que la seule répression et à construire une politique de sécurité qui rassemble les citoyens plutôt que de les opposer.
La réunion publique s'est ainsi conclue sur un message politique mêlant justice sociale, sécurité et engagement antifasciste, dans une ambiance militante à quelques jours du scrutin municipal.
Dans une ambiance militante et combative, la réunion s'est achevée sur un appel à l'unité et à la mobilisation. Pour Damien Saley et ses colistiers, l'enjeu est désormais clair : transformer l'énergie de la campagne et les applaudissements de la salle en suffrages dans les urnes les 15 et 22 mars prochains. La soirée s'est prolongée de manière plus informelle autour d'un repas convivial, permettant aux participants d'échanger encore avec les candidats et les militants de l'Union Populaire Chalonnaise.
Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati
-
Hypertension artérielle - Le Centre hospitalier de Chalon reconnu à l'échelle européenne depuis février -
Le parc naturel régional du Vercors tire la sonnette d'alarme après un week-end de Pentecôte bien trop chargé -
Gros incendie à la déchetterie de Granges ce dimanche -
TRIBUNAL DE CHALON - La salle était pleine pour le soutenir -
Comme chaque mardi.. il a fallu jouer des coudes pour se stationner à l'hôpital de Chalon -
Gilles Platret hausse le ton après deux incidents lors de mariages -
Portes-closes ce vendredi au collège Vivant-Denon après de nouveaux actes de violences -
Travaux d’aménagement cyclable : une nouvelle voie verte de 9,2 km entre les communes de Lux et Marnay -
Le "Mammouth" prend sa retraite ! -
Le centre hospitalier de Chalon sur Saône décroche la 3e place au salon SantExpo -
Le ras-le-bol d'une habitante parcourant Saint-Jean-des-Vignes et Saint-Cosme -
Nouveau - La galerie marchande du Carrefour Nord Chalon se dote d'un Head Spa Japonais -
Le Centre Régional de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc réalise l'une des premières mastectomies cœlioscopique avec reconstruction mammaire immédiate en France -
"Tapage nocturne aux Prés Saint-Jean : jusqu’à quand le silence des autorités ?" s'interroge un riverain -
Journée Choose France - Vicky Foods ouvre pour la première fois ses portes au grand public -
Une pluie de titres de Champions de France pour le Givry Starlett Club -
Dépistage de l'hypertension artérielle - Une journée couronnée de succès ce mardi à Chalon -
Les nouveaux « Jardins de Virey » -
Isa et Roby, l’âme du Konoba : cuisine sincère, clients fidèles -
FOOTBALL - L'AS Mellecey-Mercurey exhulte et s'offre une nouvelle montée... La saison prochaine ce sera la R2 -
Refus d’obtempérer de Lux à Givry, au cœur de la nuit – Deux gendarmes légèrement blessés -
Retour sur l’inauguration de la bijouterie Miramira à Chalon/Saône