Vallée de la Dheune

Après l'incident au conseil municipal de Saint-Léger-sur-Dheune, Didier Wagner précise les choses

Après l'incident au conseil municipal de Saint-Léger-sur-Dheune, Didier Wagner précise les choses

 Suite à l’article publié par Info Chalon (lire le communiqué publié par Consiglia Dubois) concernant la séance du conseil municipal qui devait se tenir jeudi soir à Saint‑Léger‑sur‑Dheune, je souhaite rétablir calmement les faits.
 
Contrairement à ce qui est affirmé, je n’ai provoqué aucun incident. J’ai simplement exercé mon droit d’élu en faisant une déclaration préalable afin d’expliquer pourquoi je ne pouvais pas, en l’état des informations dont nous disposions, voter un budget d’investissement 
de 2 600 000 € pour le projet de rénovation et d’extension de l’école. 
 
À ce jour, une seule subvention de 500 000 € est notifiée.
Les habitants sont en droit de savoir quel sera le montant réel restant à la charge de la commune avant d’engager une dépense aussi importante. Demander de la transparence sur l’utilisation de l’argent public n’est pas un incident : c’est simplement exercer son rôle d’élu responsable.
 
 
La réalité est beaucoup plus simple que ce qui est présenté.
Pour qu’un conseil municipal puisse siéger dans une assemblée de 19 élus, il faut au minimum 10 conseillers présents.
Or les faits sont les suivants : la liste d’opposition compte 4 élus, la liste de Madame le Maire  en compte 15.
Hier soir, seuls 8 élus de la majorité étaient présents.
Avec 15 élus dans sa majorité, il appartenait donc d’abord à Madame le Maire de réunir suffisamment de membres de son équipe pour atteindre le quorum. Faire porter la responsabilité de cette situation sur l’opposition relève donc d’une présentation pour le moins contestable de la réalité.
Cette situation soulève d’ailleurs une question légitime : si certains élus de la majorité ne se déplacent pas pour voter ce projet, c’est peut-être que le projet d’agrandissement de l’école, tel qu’il est présenté aujourd’hui, ne fait pas l’unanimité jusque dans les rangs de la majorité municipale.
 
Pour ma part, je continuerai à défendre une idée simple : avant d’engager plusieurs millions d’euros d’argent public, les habitants ont droit à des explications claires et à une totale transparence sur les financements et les risques financiers pour la commune.
La démocratie locale ne consiste pas à faire taire les questions, mais à y répondre.
 
Et les faits sont têtus : quand une majorité de 15 élus ne parvient pas à réunir 10 conseillers pour voter un projet à 2,6 millions d’euros, la vraie question n’est pas l’opposition : 
c’est la solidité du projet. 

 

Didier Wagner