Saône et Loire

Mobilisons-nous avant le 20 mars contre le massacre du blaireau en Saône-et-Loire !

Mobilisons-nous avant le 20 mars contre le massacre du blaireau en Saône-et-Loire !

Une consultation publique lancée par le Préfet de Saône-et-Loire est en cours pour prolonger de 3 mois la saison de chasse du blaireau par la méthode du déterrage, en pleine période d’émancipation des blaireautins.

La LPO BFC s’oppose à ce projet injustifié et que nous estimons non conforme au droit. L’association appelle les habitants du territoire à se mobiliser avant le 20 mars ! Participez à la consultation publique en cours, pour dire non à cette extension de période de chasse.

La France fait partie des derniers pays européens à persécuter les blaireaux. C’est aussi la seule à autoriser leur déterrage(1) en pleine période d’élevage des jeunes. En Saône-et-Loire, la LPO restera mobilisée pour délivrer la faune de ces pratiques illégales.

Des blaireautins non émancipés au 15 juin

Une étude, menée de 2003 à 2021 en France(2), démontre que les petits du blaireau naissent principalement entre janvier et avril et sont sevrés à l’âge de 4 mois. Sevrés, mais loin d’être émancipés ! En effet, plusieurs mois après le sevrage, le blaireautin reste dépendant de sa mère aussi bien au niveau alimentaire qu’au niveau comportemental et hiérarchique.

Le blaireautin n’est ainsi considéré comme émancipé et indépendant qu’autour de 6 à 8 mois minimum (entre août et novembre selon la période de naissance). Tuer la mère d’un blaireautin entre juin et septembre, c’est donc le condamner à court terme.

Une démarche illégale au vu du Code de l’Environnement

Sur les 4 dernières années, le prélèvement moyen annuel déclaré par les équipages de vénerie sous terre en Saône-et-Loire est de plus de 200 animaux dont 1/3 de blaireautins.

La vénerie sous terre, méthode non sélective et violente, tue sans distinction les individus, adultes comme jeunes. Or, l’article L. 424-10 du Code de l’Environnement indique qu’« il est interdit de détruire, d’enlever, de vendre, d’acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée. ».

La LPO BFC en Saône-et-Loire invite tous les habitants du territoire à donner leur avis avant le 20 mars. Toutes les infos et arguments sont à retrouver sur saone-et-loire./Venerie-sous-terre-du-blaireau-2026-periode-complementaire-du-15-juin-au-14-septembre-2026

Donner son avis par la pétition : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/ddt71-consultation-publique-periode-complementaire-blaireau-2026

IMPORTANT : Pour que votre avis soit comptabilisé, nous vous invitons à l’exprimer individuellement (option “vous êtes un particulier”) par FranceConnect (s’identifier ou créer un compte). Aucun risque, il s’agit d’un site de l'État très sécurisé.

Pour les arguments, inspirez-vous de ceux évoqués ci-dessus, sans évoquer la pratique de la vénerie : les avis mettant en avant uniquement cet argument ne seront pas comptabilisés !

(1) La vénerie sous terre est une pratique qui consiste à introduire des chiens dans les terriers des blaireaux afin de les poursuivre, parfois pendant des heures, pour finalement les acculer. Les chasseurs creusent alors jusqu’à les atteindre avant de les extirper à l’aide d’une pince métallique puis de les achever au fusil ou au couteau.

(2) BOYAVAL V. 2010, mise à jour en 2021. Contribution à l’étude de la reproduction des blaireaux eurasiens (Meles  meles) et de la période de dépendance des blaireautins en France, 12 pages.

Communiqué de la LPO Bourgogne-Franche-Comté