Agglomération chalonnaise

"375 mètres d’aménagements ratés à Lux" : VéloSurSaône dénonce l’exclusion des cyclistes et le mépris de la sécurité des piétons.

"375 mètres d’aménagements ratés à Lux" : VéloSurSaône dénonce l’exclusion des cyclistes et le mépris de la sécurité des piétons.

Communiqué de presse 

 L’association VéloSurSaône rend publique aujourd’hui une analyse détaillée d’un nouveau segment de travaux routiers de 375 mètres situé rue Charles Dumoulin, à Lux. Après un courrier et trois relances téléphoniques, la mairie reste muette à notre demande d'entrevue. Le constat est sans appel : malgré les obligations légales et les discours sur la transition écologique, les cyclistes ont été purement et simplement oubliés, tandis que les piétons se retrouvent piégés par des barrières inadaptées.

Un oubli systématique du vélo (Loi LAURE et LOM non respectées)
L’analyse menée par les bénévoles de l’association révèle que sur l’intégralité de ce tronçon fraîchement rénové, aucune infrastructure cyclable n'a été prévue alors qu’il fait partie d’un itinéraire  inscrit au schéma directeur cyclable du Grand Chalon 2019-2026. De plus, ce manquement constitue une violation flagrante de la Loi LAURE (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie) et la LOM de 2019 (Loi d’Orientation des Mobilités), qui impose la création d’itinéraires cyclables lors de toute rénovation de voirie urbaine.

« C’est une occasion manquée pour la commune. En 2026, réaliser 375 mètres de travaux sans intégrer le vélo n’est pas seulement un retard technique, c’est un choix politique qui met en danger les usagers vulnérables en les forçant à s'insérer dans un flux automobile », déclare le porte-parole de VéloSurSaône.


Des piétons « empêtrés » et en insécurité
Le sort réservé aux piétons n’est guère plus enviable. L’installation d’une barrière de sécurité sur une partie du parcours, loin de protéger, crée un véritable « effet nasse ».

Accessibilité compromise : Les piétons, notamment les personnes à mobilité réduite ou les parents avec poussettes, se retrouvent coincés dans un couloir étroit sans échappatoire.
Conception accidentogène : En cas d’obstacle ou de flux croisé, l’évitement est impossible. La barrière devient alors un obstacle physique majeur plutôt qu'une protection.
A d’autre endroit, la faible largeur du trottoir, combinée à la présence de lampadaires et de boîtes à lettres, oblige à descendre sur la chaussée. 
 

Les demandes de l'association
Face à cette situation, VéloSurSaône interpelle les services techniques et les élus pour :

La mise en conformité immédiate du tronçon avec les obligations légales de la LOM.
La dépose ou le réaménagement des barrières et des bordures entravant la libre circulation et la sécurité des piétons et des cyclistes.
Une concertation réelle en amont des travaux en cours ou futurs pour éviter que de telles erreurs de conception ne se reproduisent.

L'analyse complète, illustrée par les photos et relevés de terrain, est disponible en annexe de ce communiqué et consultable en ligne par les citoyens.