Bresse

MUNICIPALES 2026 - LOUHANS-CHATEAURENAUD - Guillaume Badet fait le plein au Palace

MUNICIPALES 2026 - LOUHANS-CHATEAURENAUD - Guillaume Badet fait le plein au Palace

 Pour cette dernière réunion publique avant le 1er tour de Dimanche, Guillaume Badet et son équipe  de « Coeur Bressan » étiquetée « divers gauche » fait le plein au « Palace » à Louhans, avec une centaine de personnes réunies dont « de nouvelles têtes que l'on avait pas vues » précise la tête de liste.
 
Guillaume Badet reprend ses grands thèmes de campagne axés sur « la solidarité et l'attractivité », « que nous sommes les seuls à aborder » déclare le candidat. Voir article info-chalon.com, du 10 Mars 2026.
 
Il se livre à Info-Chalon, sur son vécu de cette campagnes des municipales 2026 à Louhans-Chateaurenaud.
 
« Après 6 mois de travail collectif qui a transformé ce collectif en liste électorale, avec des personnes qui ont envie que la ville soit à la dispositions de ses habitants, commerçants, associations ». Et a trouvé « le débat sur Radio-Bresse enrichissant, ayant permis à tous les candidats de s'exprimer ». Guillaume Badet « est serein, ayant fait « une campagne la plus propre possible » car « on veut être le maire de tous, et rassembler toute la ville de Louhans-Chateaurenaud ».
 
L'analyse d'Info-Chalon
 
Il est vrai que cette campagne s'est déroulée dans le calme et le respect réciproque, sans heurts ni insultes entre candidats comme à Savigny-en-Revermont, ni envers...les journalistes. Contrairement à d'autres villes comme Lons-le-Saunie, Montceau les Mines, Autun, où l'affrontement politique public s'est déplacé jusque devant les tribunaux, à coups de plaintes entre certains candidats. Pas sûr que cela plaise aux électeurs qui risqueraient d'être dégoûtés de voter devant ces comportements violents et inappropriés. Reste que ce scrutin comporte des nouveautés par rapport aux précédents, avec la forte poussée du RN-UDR dans les villes moyennes de 10 000 à 50 000 habitants comme à Louhans-Chateaurenaud, l'apparition de LFI dans de nombreuses villes de plus de 3 500 habitants, et la dispersion des listes « sans étiquette », « dissidentes » avec des élus se présentant contre le Maire sortant. Conséquence directe : cette dispersion des listes et leur forte augmentation favorisent mathématiquement les triangulaires, quadrangulaires, voir quinquagulaires, puisqu'il ne faut que 10 % des votants pour pouvoir se maintenir au 2ème tour. D'autant que le « front républicain » cède de toutes parts, favorisant les extrêmes, de droite comme de gauche. Avec de nombreux candidats du 1er tour qualifiés pour le 2è  et se maintenant au second, sans accord de désistement. Reste que le candidat définitivement élu, ne le sera qu'avec une majorité très relative de l'ordre de 30 à 35 % des voix, mais « rafflera » les trois quart des sièges au conseil municipal et n'en laissera qu'un quart au candidat arrivé 2ème. Cette situation inédite aux Municipales peut faire basculer la traditionnelle popularité et bienveillance des électeurs envers leur Maire considéré ainsi comme moins légitime, et entraîner un sentiment de dépossession de leur vote par ces mêmes électeurs y voyant un disfonctionnement démocratique, favorisant davantage l'abstention. Contrairement aux élections présidentielles où seuls les 2 premiers candidats peuvent se maintenir au second tour, clarifiant la portée des forces en présence. Et éviter ce qui s'est passé pour les dernières élections législatives, avec l'émiettement des listes empêchant toute majorité à l'Assemblée Nationale avec ses 11 groupes parlementaires. Enfin, pour la 1ère fois, l'irruption des réseaux sociaux dans une campagne électorale, peut aussi rebattre les cartes de façon imprévisible. Verdict le 22 Mars.


                                                                                                          Colette Petitjean