Chalon sur Saône

CONSEIL MUNICIPAL DE CHALON - Le port de signes religieux serait-il un trouble à l'ordre public ? s'interroge le NPA Bourgogne

CONSEIL MUNICIPAL DE CHALON - Le port de signes religieux serait-il un trouble à l'ordre public ? s'interroge le NPA Bourgogne

 Communiqué du NPA – Anticapitaliste Bourgogne

Le tribunal administratif à tranché ce mercredi 18 mars 2026: pas de femmes musulmanes portant le hijab au conseil municipal de Chalon sur Saône.

Le 14 janvier, le maire de Chalon sur Saône fraîchement réélu, Gilles Platret, dont l'islamophobie n'est plus à prouver, avait fait passer un arrêté municipal, interdisant le port de signes religieux, de fait excluant les femmes musulmanes portant le voile, de siéger au conseil municipal.

Cet arrêté est clairement une obligation de dévoilement, héritage de notre histoire coloniale. Lamia Sabrina Sari, co-listière sur la liste LFI à été élue ce dimanche 15 mars et ne pourra exercer son mandat de conseilllère en raison de sa pratique religieuse. Cet arrêté est une honte !

Sous couvert du "principe de laïcité", cette décision arabo-misogyne a été validée par le tribunal administratif de Dijon.

Ceci est une atteinte grave à la démocratie , une entrave à la pleine possession de la citoyenneté, et

une preuve supplémentaire de l'islamophobie structurant notre société.

La règle de neutralité (loi de 1905) aussi problématique qu'elle soit, ne s'applique pas aux conseillères, qui, pour rappel, ne sont pas fonctionnaires.

La laïcité, techniquement, est une garantie de la liberté de culte, le seul impératif est qu'elle soit dans le respect de l'ordre public.

Le port de signes religieux serait-il un trouble à l'ordre public ?

Non. Mais l'empêchement du plein exercice de la citoyenneté des femmes l'est.

Nous, NPA-A Bourgogne, affirmons et réaffirmons toute notre solidarité à nos camarades musulmanes.