Epervans

A Epervans, la séance d'installation du conseil municipal est partie en "cacahouètes"

Par Laurent GUILLAUMÉ

Publié le 23 Mars 2026 à 16h01 , mise à jour le 23 Mars 2026 à 17h18

A Epervans, la séance d'installation du conseil municipal est partie en "cacahouètes"

Une séance d'installation où le maire prévu s'est retrouvé en minorité... après une séance rocambolesque.

Drôle de surprise pour Patrick Pinard, maire-sortant qui devra attendre encore un peu avant de pouvoir se prétendre maire d'Epervans. Ce dimanche matin, au cours de la séance d'installation, c'est une candidature inattendue qui s'est présentée face à Patrick Pinard, à savoir celle de Florian Maltis, co-listier du maire Patrick Pinard. Candidature spontanée ou préparée ? 

Quoi qu'il en soit, Florian Maltis s'est retrouvé à obtenir 9 voix face à Patrick Pinard et ses 8 voix, alors que 2 autres élus ont fait le choix de l'abstention. Un climat glacIal s'est alors abattu sur la séance d'installation. 

Après quelques échanges, Floran Maltis a annoncé sa démission  là-aussi à la surprise générale, alors qu'un second vote donnait 14 voix sur 19 à Patrick Pinard. Un vote finalement sans aucune validité administrative tant que la Préfecture ne valide pas la démission d'un maire de quelques minutes. 

Suite à cette publication, Florian Maltis a souhaité apporter quelques précisions, "c'est la réunion de mardi soir, en prélude au conseil d'installation de dimanche matin qui est à l'origine de ma candidature, c'était l'idée d'une candidature alternativeet humaniste et aucunement celle d'une opposition". Florian Maltis précise même avoir annoncé cette idée quelques jours avant le conseil d'installation, avant de proposer le dimanche matin 6 lignes directrices en tant que candidat au titre de maire, dont notamment, "la mise en place d'une réunion publique annuelle pour rendre des comptes à la population, le maintien de Sylvette Royot en tant que conseillère communautaire du Grand Chalon, l'organisation une fois par mois d'un rendez-vous avec les agents de la commune, l'interdiction de prendre des décisions isolées sans dialogue ni concertation, des indemnités identiques à celle des adjoints, la réduction du nombre d'adjoints à 4 dans un souci d'économie". 

Florian Maltis précise également que sa démission est liée "à la menace d'une démission  en bloc d'un certain nombre d'élus" avec le risque de reconvoquer de nouvelles élections, et non pour des raisons professionnelles. 

La démission manuscrite a été adressée à la Préfecture. Le temps de la validation de la démission, Epervans est donc en présence d'un maire-démissionnaire mais maire quand même en attendant la validation préfectorale. 

Laurent GUILLAUMÉ