Châtenoy le Royal

Il y avait de l’électricité dans l’air à la réunion publique sur l’installation éventuelle d’un parc photovoltaïque.

Il y avait de l’électricité dans l’air à la réunion publique sur l’installation éventuelle d’un parc photovoltaïque.

Vendredi 27 mars 2026, dans le cadre de l’enquête publique sur l’implantation d’un parc photovoltaïque au lieu-dit « La Brulée » à Châtenoy le Royal, une réunion publique a été organisée salle du conseil à la mairie.

Une bonne quarantaine de personnes était présente autour de la table lors de cette réunion menée par Salomé Cluzel responsable du projet chez Luxel et Magali Sautier technicienne, en présence de Joëlle Ielo commissaire enquêtrice, de Marie-Laure Brochot directrice générale des services de la mairie, de François Boissier responsable des services techniques...

 

Après l’introduction de la réunion par la DGS spécifiant le déroulement et précisant que l’ensemble des échanges serait enregistré, Madame Salomé Cluzel a fait une présentation du parc, pourquoi ce site a été retenu : zone humide non fonctionnelle validée par les organismes institutionnels. C’est avec beaucoup de difficultés qu’elle a fait sa présentation, les membres du collectif assistés de monsieur Poinsard de l’association "ADEC71" de Champforgeuil, de la "LPO", de l’association "ACTE" (Association Chalonnaise pour une Transition Écologique et citoyenne), de "FNE71", étant intervenus en dénonçant le manque de prise en compte de la faune, de la flore et de biodiversité. Pour le collectif de riverains, le plus grand questionnement reste la valeur de l’immobilier, les nuisances visuelles, les nuisances sonores et la non prise en compte du bien-vivre des habitants.

Un grand reproche a été fait aussi, par les détracteurs, sur la provenance des panneaux qui sont fabriqués en Chine et très mauvais du point de vue écologique.

Suite à l’intervention d’une habitante mettant en cause les conseillers de la commune en leur reprochant la méconnaissance du dossier, Pascal Legoux conseiller sortant, élu de 2007 à 2026, est intervenu sur le sujet et la délibération prise en février 2021 sur l’autorisation de l’étude de l’installation. Il a rappelé sans un certain humour qu’il faisait partie de ces conseillers qui n’y connaissaient pas grand-chose mais toutefois que ce terrain était voué à l’origine, après la coupe des peupliers, à la construction et que personne ne s’en était ému, donnant les arguments qui ont justifié de la renonciation et de son classement en zone humide... « Il faut revenir dans le contexte, essayer de comprendre quelle a été la démarche des conseillers municipaux qui n’y connaissent rien, effectivement, qui sont complètement hors sol et qui ne pensent pas à l’avenir, ça c’est évident. C’était une alternative potentielle avec l’étude d’une installation, ce n’était pas pour que les choses se fassent mais uniquement pour savoir si ce projet était possible ou pas.»

L’historique de la vie de cette parcelle et de sa période agricole est présenté comme un argument en plus des revendications exposées par les riverains et les associations.

Quelques questions plus techniques ont été posées en fin de séance, ainsi que sur les risques afférents à ce type d’installations, sur les nuisances pendant le chantier... Madame Salomé Cluzel et sa collègue Magali Sautier ont apporté des réponses et explications sur ces sujets.

Le débat a été plutôt chaud et animé avec à la fin de la réunion un collectif et les associations présentes qui restent sur leur position et qui ont dit clairement qu’ils ne voulaient pas de l’implantation du parc sur le site de « La Brulée ». Les habitants et membres du collectif ont été surpris de ne pas voir monsieur le maire à cette réunion et ils ont regretté cette absence.

Madame Cluzel leur a rappelé que l’enquête publique se termine le 3 avril 2026 et que le pouvoir décisionnaire revenait à monsieur le préfet après étude du dossier.

C.Cléaux

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