Chalon sur Saône

Les colonies de vacances de jadis bombent le torse grâce à Yves Lerouge

Les colonies de vacances de jadis bombent le torse grâce à Yves Lerouge

Tandis qu’au-dehors la fournaise continuait de battre son plein, à l’intérieur de l’Espace culturel de l’hypermarché Leclerc installé dans la Zone industrielle Nord de Chalon-sur-Saône, le contraste était saisissant de par le bain de jouvence occasionné par la mise en valeur du livre d’Yves Lerouge : « Au joyeux temps des colos ». Dédicaces à la clé en ce samedi 27 juin.

Il s’amourache de la phraséologie « lerougienne »

Auteur prolifique s’il en est, l’auteur (à gauche sur le cliché) avait auparavant été le géniteur de six ouvrages narrant maints faits et gestes le touchant de près, dignes de figurer dans son panthéon personnel : »Cluny, bonheurs de jeunesse » (2018), « Bienvenue chez les profs » (2019), « Autun pour moi » (2020), « Gars des villes, « Gars des champs » (2022), « J’ai croisé leur chemin » (2024), « Poissons d’avril et autres plaisanteries » (2025). Le fil rouge de son existence, où l’on retrouve notamment un bouquin élaboré avec son frère, des hommages rendus à ses grands-parents maternels et paternels, des réponses aux questions posées par ses enfants, et à celles n’ayant pas été posées.... Perpétuellement en veine de confidences, le Clunysois n’a de cesse d’explorer les tréfonds de son âme et de balader sa tête chercheuse pour remonter à la surface des fragments de vie enclins à l’estimable cure émotionnelle. Pour l’ex-prof de technologie qui a terminé sa carrière au collège givrotin « Le Petit Prétan » (enceinte au sein de laquelle il avait donné vie à une vivante  galerie de peinture, entretenue une dizaine d’années) au terme de trente-huit années d’enseignement, l’écriture, d’une limpidité absolue, est devenue son inséparable complice. Son bras droit. Armé même. Il fallait bien ça pour contrer une méchante défaillance de santé, agissant quelque temps après comme un cheval de retour…

Des coups d’éclat fleurant bon la simplicité et le naturel…maîtrisés si besoin

L’esprit toujours en éveil, prêt à bondir sur tout ce qui bouge, l’humour en qualité de langue facilitatrice, multirécidiviste en pédagogie appliquée, Yves Lerouge a signé un long bail avec la créativité salvatrice autant que rédemptrice. La psychothérapie revendiquée a pris son rythme de croisière, aux allures de force tranquille inarrêtable… »Au joyeux temps des colos » retrace, excusez du peu, trente-cinq années peuplées de moments inoubliables, de 1966 à 2001. Moniteur à l’entame, directeur après avoir fait ses preuves, ultra passionné par l’intérêt suprême de l’enfant au sens large, le faiseur d’émancipation aura préparé le terrain de l’adulte en devenir. Tout ce qui constituait le quotidien, l’ordinaire, est devenu extraordinaire en passant à la postérité. Ces colonies de vacances d’antan ô combien formatrices, d’une durée d’un mois et généralistes, se mouvaient à grands coups de jeux d’envergure, chants, danses, feux de camp…ponctuées de moult anecdotes savoureuses et croustillantes. Car, photos et documents à l’appui, Yves Lerouge s’abandonne sans relâche à la souvenance, qu’il a très précise, et encore frappée du sceau de la splendeur. A la lecture de ces tranches foisonnantes les boomers esquisseront un sourire, voire verseront une larme ou deux. Les nettement plus jeunes écarquilleront les yeux en pensant voir des extraterrestres dans des contextes inusités…

Une micro transhumance l’attend. A vous d’en être le témoin.

Il est possible de dénicher son septième ouvrage en particulier à la librairie de Cluny «Le Jardin Secret ». Par ailleurs, le raconteur d’histoires participera prochainement à deux Salons du livre. D’abord le dimanche 20 septembre à Perrecy-les-Forges, ensuite le dimanche 18 octobre de 10h à 18h à Givry. S’il entre dans vos intentions de le contacter pour une raison ou une autre, prière de le faire à cette adresse : [email protected]

                                                                                                                                                        Michel Poiriault

                                                                                                                                                        [email protected]