Agglomération chalonnaise
La Toussaint fête les Saints et les Défunts
Publié le 30 Octobre 2013 à 19h24
Une fête religieuse qui a traversé les siècles et la laïcité.
Un pot de chrysanthèmes déposé sur une tombe, un cierge allumé dans une église, un album photo redécouvert, des prières, et même des carnavals… Chacun à sa façon se souvient et rend hommage à ses êtres disparus lors de la Fête de la Toussaint.
Toujours célébrée aujourd’hui, elle répond à un besoin universel de commémorer ses morts depuis des siècles et ce, au-delà des cultures et de croyances. Certains cherchent cependant a éradiqué les fêtes dites religieuses.
Mais comment est née « la fête des morts » ?
Au départ, instituée par les Celtes sous le nom de « Samain », elle durait en réalité une semaine pleine, trois jours avant et trois jours après le 1er novembre. Cette période marquait une transition entre la fin de l’année qui s’achevait et le début de celle à venir. Le passage de la saison claire à la saison sombre : un intervalle de non-temps.
Mais au-delà du changement d’année, une autre transition était célébrée à cette occasion, celle du passage du « Monde des humains » à celui de « l’Autre Monde », par conséquent un hommage aux morts.
Une fête instaurée par Odilon de Cluny
C’est en 835 que le pape Grégoire IV instaura cette fête le 1er novembre, afin de combattre Samain et les rites celtiques qui perduraient en Europe. La Toussaint est ainsi devenue pour les Catholiques l’occasion de célébrer tous les saints et martyrs de l’Église, y compris ceux qui n’étaient pas associés à un jour précis du calendrier de l’année.
Au 11e siècle enfin, Odilon de Cluny instaura la fête de tous les morts le 2 novembre, afin de répondre aux besoins des familles de célébrer leurs défunts et de prier pour eux.
Cependant la Toussaint célébrée le 1er novembre et la fête des morts du 2 novembre ne furent jamais bien distinctes dans l’esprit des fidèles, et peu à peu la fête des morts déborda sur la Toussaint.
On peut imaginer aussi que le fait que le 1er novembre soit férié, tandis que le 2 novembre ne l’est pas, ait contribué à généraliser cette tendance.
C’est ainsi que le jour de la Toussaint est devenu le jour d’hommage à tous les défunts
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