Chalon sur Saône

A « Carnaby Street » quatre jours durant une quinzaine de peintures vont défier la blancheur murale

A « Carnaby Street » quatre jours durant une quinzaine de peintures vont défier la blancheur murale

Au n°24 de la rue Pasteur à Chalon-sur-Saône, on a baptisé le local « Carnaby Street », en référence à la rue commerçante et piétonne éponyme de Londres, située dans le quartier de Soho. A partir du mercredi 8, et ce jusqu’au samedi soir 11 juillet, il abrite une expo de peinture dédiée à deux Chalonnais. Si le cœur vous en dit…

Fédérer et animer, les maîtres-mots des occupants

Devenu opérationnel il y a deux mois dans l’optique de dynamiser ladite rue grâce notamment à Serge Tougy, actionnaire de la S.C.I. propriétaire des murs, par ailleurs responsable associatif, « Carnaby Street », ouvert le jeudi après-midi et le samedi toute la journée, accueille également la permanence de l’association Loisirs Aubépins  chaque mercredi de 14h à 18h. Un écrivain public est en place le mercredi et le vendredi après-midi, tandis qu’Abdel et Yves assurent une initiation à l’informatique, ainsi qu’une sensibilisation à la sécurité ménagère. Par ailleurs, un petit journal de quartier (trimestriel), très nouvellement créé, a pour vocation de tisser du lien social et d’animer, au même titre que la fête des voisins dernièrement, et la fête de la musique. On pourrait ajouter, sans que ce soit exhaustif, des cours d’anglais, bref, côté événementiel, le lieu s’apparente à une mini-Maison de quartier. Pour le festival Chalon dans la rue, restauration rapide et boissons seront proposés moyennant monnaie sonnante et trébuchante, du mercredi 22 au dimanche 26 juillet, de 10h à 22h. Renseignements au 03.85.41.24.69

Sylvain et Patricia s’assortissent

Une expo-vente (entrée libre) de peintres locaux se déroulera de mercredi à samedi de 10h à 18h, avec un dévernissage à cette heure-ci organisé par Loisirs Aubépins. Sylvain Guillot (dit « Molley ») manie le pinceau depuis environ vingt ans, avec des ruptures toutefois. « « Parfois, c’était larvaire », concède celui que l’activité détend, lui procure du plaisir. Sur la soixantaine de tableaux constituant son patrimoine pictural, sept (des huiles sur toile, dont la valeur entérinée oscille entre 80 à 100 euros) sont sortis de la masse. « J’aime très souvent travailler le figuratif, je suis inspiré par les personnages», se plaît-il à dire. En la circonstance Sylvain, qui a récemment exposé le fruit de son labeur artistique à la Maison de quartier des Aubépins, mais a aussi montré par le passé des fragments de sa personnalité dans des bars, au Marché chalonnais de la création, a jeté son  dévolu sur la féminité (sous)-vestimentaire. « J’avais envie de développer un thème glamour », argue-t-il. Sylvain sera là pendant les quatre jours à venir pour éventuellement converser avec les passants, de 14h à 17h. Et puis à l’issue de cette expérience, il aimerait bien continuer d’exhiber ses réalisations dans d’autres emplacements…Avis aux amateurs ! Patricia Muzeau a également sept tableaux à faire valoir (uniquement des huiles). Son ancienneté dans ce qu’elle considère comme un loisir –trois ans-n’a rien de comparable avec celle de son coreligionnaire. Elle a déjà mis en évidence ses divers façonnages à la Galerie du Châtelet, et à la Maison de quartier des Aubépins, dans les deux cas de manière collégiale. » Je peins depuis trois ans. Mon grand-père peignait, mon père peignait…Où je travaillais j’avais une activité peinture, j’ai commencé par la gouache. » Contrairement à son collègue, ses points d’ancrage sont hétérogènes. L’on scrute aussi bien des paysages, un bébé, etc. encore sur un mode figuratif, parfois acoquiné avec l’art naïf. « J’essaie de retranscrire la plus grande vérité possible », atteste-t-elle. Sachez que Patricia sera présente de 10h à 18h du mercredi au samedi. Enfin, la prochaine exposition n’aura pas lieu avant le mois de septembre, raison suffisante pour effectuer un saut jusqu’à la rue Pasteur…

                                                                                                   Michel Poiriault