Bresse

Stratosphérique Christophe Maé, l’astre solaire de la 1ère soirée des Nuits Bressanes

Stratosphérique Christophe Maé, l’astre solaire de la 1ère soirée des Nuits Bressanes

Au sommet de la « pièce montée » des Nuits Bressanes, ce vendredi 3 juillet : Christophe Maé. LA tête d’affiche, la figure de proue. Jamais égalée. Série en cours…

Le mouvement guide ses pas

Désengourdi par les prestations précédentes, le public de plusieurs milliers de personnes était au mieux de sa forme pour être en osmose avec un auteur-compositeur-interprète-musicien adulé, voire déifié aux yeux de certain(e)s. Le moindre de ses mérites n’aura pas été de gratifier ses ouailles d’un présent inestimable, celui qui consiste à les faire entrer dans une autre dimension, là où l’espace-temps revêt un caractère multiforme. Si des titres sont implacables (« Il est où le bonheur », « On s’attache »,…), d’autres pourraient le devenir, si affinités. Son septième album studio, « Fête foraine », a bien caractérisé la teneur de ce show époustouflant. « La lune », « 50 ans déjà », «Je voudrais que ça continue », etc. ont montré la voie à une existence bonne sous tous rapports. Contaminé par le virus de la bougeotte, irrépressible moyen de s’exprimer par un langage gestuel, Christophe Maé a banni depuis longtemps de son vocabulaire les termes économie d’énergie. Il envoie du bois, virevolte,  mouille le maillot, sue sang et eau. Pas émoussé pour deux sous, toujours frais comme un gardon, donne-t-il l’exemple à longueur de temps.

Il n’y a pas que le personnage central qui a remué ciel et terre…

Les accents caribéens (cubains en particulier) confient les clés au maître du jeu. Ses musiciens hors pair, coalisés, ajoutent leur singularité au concert de sonorités vivifiantes autant que guillerettes. Lorsqu’il prend en main, par exemple, le destin de son harmonica via la chanson « Le pénitencier » de Johnny, le climat extatique arbore une contenance peu en usage par ailleurs. Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Chaque m2 occupé par les spectateurs-spectatrices était assimilable à un minidancefloor, sur lequel on se déhanche, voire plus, en suivant les incitations en obéissant au doigt et à l’oeil, quand ce n’est pas de son propre chef ! Des bras levés se balancent à droite et à gauche par intermittence, noyés dans la masse, accès de fièvre nécessitant maintes piqûres de rappel ! Et c’est par la splendide chanson à rallonge « L’amour », que la « cessation d’activité » eut lieu. A regret. Une jeune fille –Romane- se souviendra sans doute pour le reste de ses jours, d’avoir obtenu un câlin de la part de Christophe, chanté et dansé sur scène lors du final, attention qu’elle souhaitait au plus profond d’elle-même. Sa pancarte brandie faisant foi.

                                                                                                             Michel Poiriault

                                                                                                             [email protected]