Mercurey

A Mercurey, le Meix Foulot honore les siens

A Mercurey, le Meix Foulot honore les siens
A Mercurey, le Meix Foulot honore les siens
A Mercurey, le Meix Foulot honore les siens
A Mercurey, le Meix Foulot honore les siens

Le très emblématique domaine viticole du Meix Foulot a tenu à honorer les siens. Eric, Muriel et Christelle fêtent à eux trois plus d'un siècle d'années de labeur entre vignes et cave.

Agnès Dewe fêtant elle aussi ses 31 ans au domaine du Meix Foulot, a tenu à s'effacer pour mettre en avant trois figures du domaine, trois personnalités incontournables à l'aventure viticole du Meix Foulot. Un moment que la patronne des lieux entendait mettre en avant, réunissant viticulteurs de la commune, partenaires ou fournisseurs, ainsi que les élus locaux. 

Eric Bonnamour, 41 ans au domaine,  Muriel Bonnamour sa soeur 36 ans et Christelle 26 ans. Trois noms, trois parcours professionnels qui en disent long sur la longévité et la fidélité unissant le domaine du Meix Foulot à ses salariés. 

Et ce vendredi soir, c'est bien cette fidèlité qui a été mise à l'honneur comme il se doit. 

21 hectares et 126 000 bouteilles à l'année. 

En contrebas de l'église de Touches, l'emprise foncière du Meix Foulot ne passe pas inaperçu tant il revêt un caractère unique en son genre, perché sur son éperon, à quelques centaines de mètres de Château de Montaigu.  «  L’histoire de ce domaine est bien enchevêtrée à l’histoire d’une famille, lien du sang et de la terre » a lancé Agnès Dewe, rappelant les dates marquantes de cette histoire pluriséculaire, insistant sur le fait que les premiers vins dits de Montaigu étaient sur les tables de la Cour des Valois, des Rois de France ou des Papes d'Avignon. 

Ce n'est "qu'au" XVIIe siècle que le château de Montaigu entre dans la famille, " Pendant tout le XIX et début du XX, le domaine fut confié à des familles de vigneron en métayage habitants le Meix Foulot. Le vin y était vinifié, mais l’élevage et la vente se passait au domaine de Suremain, au Bourgneuf !" rappelle Agnès Dewe, soulignant pour celles et ceux qui ne maitrisent pas les liens historiques des domaines.

L'arrivée de Paul de Launay après la guerre d'Algérie

A l'issue de la guerre d'Algérie, Paul de Launay reprend la gestion du tout petit domaine, avec ses 3 premiers hectares. Moins de 5 ans plus tard, le domaine a déjà doublé de surface, pour continuer à se développer.  "Après de nombreuses années de vente « en gros », la vente bouteille se développe, pour enfin adhérer à un groupement commercial « Bourgogne de Vigne en Verre » en 1981". 

Un domaine mais avant-tout une aventure liée à des hommes et des femmes

" Ces travaux, ces orientations commerciales ont pu se faire grâce à la présence d’hommes et femmes travaillant au domaine. La famille Bonnamour a ainsi largement contribué à cette évolution. En particulier Jean, arrivé en 1967 , puis son fils Eric en 1985, puis Muriel en 1990.  Leur présence au sein de l’équipe, assure une continuité, une mémoire" a rappelé Agnès Dewe, en présence de Dominique Juillot et Landry Léonard. 

C'est en 1996 qu'Agnès Dewe  reprend les rênes du domaine, forte de sa formation d'ingénieur en agriculture avec une mention complémentaire en oenologie. Entourée de Eric, Muriel mais assi Pascal, Brigitte et bien sûr l'indispensable Mme Bourgeois notamment, la patronne des lieux installe le domaine dans le XXIe siècle, saluant au passage "la présence hyper discrète de papa" et son indispensable époux, Nicolas, fidèle soutien depuis les origines. 

La prochaine étape ? L'arrivée de Camille... 

Et puis parce que l'histoire immuable des domaines viticoles, c'est aussi celle des générations qui se suivent, Agnès Dewe a tenu à mettre avant Camille, celui qui commence à prendre au fil de l'eau, toute l'ampleur de la charge historique. " Les générations se suivent. Chacune n’est qu’un maillon de la chaîne.  Chacun qui travaille sur ce domaine, quelque soit son statut, apporte sa pierre à son histoire" a salué Agnès Dewe, avant de convier les présents à partager un joli moment sur les hauteurs de Mercurey. 

Laurent GUILLAUMÉ