Bresse Chalonnaise

En Bresse, la voisine abuse d'une quasi centenaire... pour un préjudice de 10000 euros

Par Florence SAINT-ARROMAN

Publié le 15 Septembre 2025 à 19h25

En Bresse, la voisine abuse d'une quasi centenaire... pour un préjudice de 10000 euros

 Nous sommes à l'audience d'homologation des CRPC, ce jeudi 11 septembre. Voici un dossier dans lequel la victime va sur ses 99 ans et dont la voisine, 60 ans aujourd'hui, est à la barre. 

C'est donc dans un contexte de proximité et de confiance, quelque part en Bresse, que la vieille dame confie un jour sa carte bancaire avec son code à sa voisine, pour que celle-ci lui rende quelques services. Un petit retrait par-ci, quelques courses par-là. Ce que fit la voisine, opérant du même coup des retraits pour elle par-ci et quelques achats aussi, par-là, et ce jusqu’à constituer un préjudice de près de 10 000 euros. La prévention court de début janvier 2020 à début novembre 2022.

Les gendarmes ont refait les comptes. Le préjudice constitué au fil du temps s'élève à 9 561 euros, dont 2 161 euros d'achats divers et le reste en retraits au distributeur.

La prévenue a reconnu sa culpabilité. Elle a rencontré, assistée d'une avocate -et, sur un autre plan, de sa curatrice qui l’accompagne -, le procureur de la République qui lui a proposé la peine de 5 mois de prison entièrement assortis d'un sursis probatoire pendant 2 ans avec les obligations de réparer les dégâts (soit rembourser ce qu'elle a volé, au minimum) et de payer le droit fixe de procédure de 254 euros. La femme a accepté. 

« Madame va avoir 99 ans. Elle a été victime des agissements de sa voisine en qui elle a eu confiance pour lui faire quelques courses. Elle n'a pas imaginé que madame X pourrait... Abuser une personne âgée particulièrement vulnérable occasionne des troubles, des perturbations, de l'anxiété » dit l'avocat de la partie civile. 
« La peine est protectrice pour chacune, intervient l'avocate de la prévenue. La victime a passé une expertise : elle ne se souvenait pas de tout. Donc l'impact est moindre. Ce sont ses enfants qui ont fait les démarches. Elle n'a pas forcément conscience de ce qui s'est passé. »

La présidente homologue la peine, reçoit la victime en qualité de partie civile, fixe les montants des indemnités, pour le préjudice matériel et pour un préjudice moral, « car la trahison que ça représente constitue nécessairement un préjudice ». 

FSA