Chalon sur Saône

Grève du 18 septembre : Plus de 2000 personnes mobilisées à Chalon-sur-Saône

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 18 Septembre 2025 à 17h00

Grève du 18 septembre : Plus de 2000 personnes mobilisées à Chalon-sur-Saône
Grève du 18 septembre : Plus de 2000 personnes mobilisées à Chalon-sur-Saône
Grève du 18 septembre : Plus de 2000 personnes mobilisées à Chalon-sur-Saône
Grève du 18 septembre : Plus de 2000 personnes mobilisées à Chalon-sur-Saône

L'appel à la grève est porté par l'Intersyndicale locale (CFDT, CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires) à l'échelle nationale, contre les orientations budgétaires du gouvernement. Plus de détails avec Info Chalon.

Jeudi 18 septembre 2025, une importante mobilisation a eu lieu aujourd'hui à Chalon-sur-Saône dans le cadre de la journée nationale de grève et de manifestations intersyndicales. Selon les organisateurs, plus de 2000 personnes ont défilé dans le centre-ville; la Police chiffre les manifestants à environ 1600.

L'appel à la grève est porté par l'Intersyndicale locale (CFDT, CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires) à l'échelle nationale, contre les orientations budgétaires du gouvernement. Parmi les points de mécontentement figurent :
• Des coupes dans les services publics,
• La suppression de jours fériés,
• La remise en cause de droits sociaux (prestations, retraites, chômage),
• Le gel des salaires et pensions,
• Des inquiétudes sur les franchises médicales, etc. 

À Chalon-sur-Saône, le rassemblement était prévu à 14 heures devant la Maison des Syndicats, point de départ du cortège. La Ville a aussi mis en place un service minimum d'accueil pour les écoles pendant la grève, avec certaines écoles fermées ou partiellement fermées.

Le cortège est parti à l'heure prévue de la Maison des Syndicats. Les manifestants ont emprunté le Boulevard de la République, puis l'Avenue Niépce, avant de rejoindre le Quai Gambetta. Ils étaient constitués de salariés, de retraités, de jeunes, de fonctionnaires, de personnels hospitaliers, etc. — un mélange assez classique dans ces mobilisations, reflétant la diversité sociale du mécontentement.

Deux arrêts symboliques ont marqué la mobilisation : devant les marches de la mairie, pour rappeler les élus locaux à leurs responsabilités face aux politiques nationales; puis devant la sous-préfecture, pour interpeller l'État.

La diversité des manifestants a illustré l'ampleur des inquiétudes. Les slogans et pancartes dénonçaient la dégradation des services publics, le gel des salaires, la réforme des retraites et la hausse du coût de la vie.

L'ambiance est restée pacifique durant tout le trajet de la manifestation, selon les comptes rendus à cette heure — pas d'incidents signalés jusqu'ici. Tout s'est passé dans le calme, sans heurts ni débordements signalés par les autorités. La circulation en centre-ville a toutefois été ralentie le temps du passage des manifestants.

Bien que les motifs de la manifestation s'inscrivent dans le cadre national, des revendications locales émergent ou sont mentionnées, comme la protection des services publics à Chalon-sur-Saône, maintien des effectifs dans les écoles, dans les services sociaux, la mise en garde contre les suppressions de dotations ou d'aides locales, qui pourraient affecter les budgets municipaux ou les investissements locaux ou encore l'appel à des mesures de soutien pour les personnes et familles touchées par la hausse du coût de la vie, notamment dans les quartiers les plus fragiles.

Tous les syndicats présents se déclarent satisfaits de l'ampleur de la mobilisation, la qualifient de «message clair» envoyé au gouvernement. Du côté des autorités locales, pas encore de déclaration publique d'organisme préfectoral ou de la mairie avec un bilan chiffré consolidé au moment où nous écrivons ces quelques lignes (à vérifier selon les communiqués officiels post-manifestation).

Après ce parcours en centre-ville, la manifestation s'est achevée par un retour à la Maison des Syndicats, où une assemblée générale était prévue à 16 heures 30 afin de discuter des suites à donner au mouvement.

 


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati