Agglomération chalonnaise

"Jusqu'à 10 suspensions administratives de permis par jour" déplore le Sous-Préfet de Chalon, Olivier Tainturier

"Jusqu'à 10 suspensions administratives de permis par jour" déplore le Sous-Préfet de Chalon, Olivier Tainturier

Ce vendredi en fin d'après-midi, sur la seule opération menée à Demigny, trois automobilistes ont écopé d'une suspension de permis de plusieurs mois. L'occasion pour le Sous-Préfet de l'arrondissement de Chalon sur Saône de nous livrer quelques chiffres.... accablants.

A quelle moyenne quotidienne le Sous-Préfet de Chalon sur Saône signe-t-il des suspensions administratives de permis ? " de 5 à 7 par jour... et le lundi ça monte à une dizaine". Des chiffres qui ont de quoi faire frémir, quand on sait toute l'importance du permis dans nos vies professionnelles et personnelles. Sur la seule opération de gendarmerie menée vendredi soir à Demigny, le Sous-Préfet en aura signé 3 en l'espace de quelques minutes, pour des excès à 150 km/h pour deux d'entre eux, et un autre à 137 km/h (lire par ailleurs info-chalon.com sur le compte-rendu de l'opération).

1922 suspensions de permis en Saône et Loire en 2024 

Près de 2000 automobilistes ont été concernés sur l'année écoulée, avec une tendance à la hausse, notamment avec l'usage des stupéfiants de plus en plus nombreux. Sur ces 1922 suspensions de permis, 1650 ont été relevées en zone gendarmerie. Sur l'arrondissement de Chalon sur Saône, Autun et Louhans, dont la charge administrative revient à Chalon sur Saône, 964 suspensions ont été notifiées au cours de l'année écoulée. 

Et l'année 2025 est partie sur un rythme relativement soutenu avec 377 suspensions prononcées en lien avec un usage de stupéfiants sur les 6 premiers mois de l'année, contre 683 sur l'année 2024 complète. 

Côté catégorie socio-professionnelle, "on a tout le monde dans ce genre de comportement routier" constate amèrement Olivier Tainturier, "on a des chauffeurs-routiers, des VRP... des gens dont la route et le permis sont le coeur de métier. Je m'en étonne toujours". 

"Les contrevenants ne mesurent pas vraiment l'impact d'un retrait de permis. Ce n'est que quelques minutes après le procés-verbal qu'ils commencent à comprendre. L'impact social et professionnel n'est pas anodin" rajoute le représentant de l'Etat, attéré face à des comportements routiers toujours plus dangereux. "Et ça touche tous les âges. N'allez pas croire que seuls les jeunes sont concernés". 

A noter  que pour celles et ceux tentés de conduire sans permis, c'est sanctionné jusqu’à 15 000 euros d’amende et 2 ans de prison. Une attitude concernant environ 770 000 conducteurs en France selon les dernières statistiques. C’est la peine maximale, pas celle qui est appliquée. Depuis 2017, une amende forfaitaire délictuelle de 800 € peut être appliquée en dehors de toute récidive.

Laurent GUILLAUMÉ