Chalon sur Saône

Journée mondiale du refus de la misère 2025 : Exposition «Stop à la maltraitance institutionnelle» sur la Place de Beaune

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 15 Octobre 2025 à 16h30

Journée mondiale du refus de la misère 2025 : Exposition «Stop à la maltraitance institutionnelle» sur la Place de Beaune

À Chalon-sur-Saône, le collectif Refuser la misère a dénoncé la maltraitance institutionnelle lors d'une journée de sensibilisation. Plus de détails avec Info Chalon.

Mardi 14 octobre 2025, de 15 heures à 17 heures 30, la Place de Beaune s'est transformée en lieu de sensibilisation et d'échanges autour d'un thème fort : Mettre fin à la maltraitance sociale et institutionnelle.

Habituellement organisée le 17 octobre, à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, l'initiative chalonnaise a exceptionnellement été avancée cette année, la date coïncidant avec la Paulée de la Côte chalonnaise qui a lieu du 17 au 19 octobre 2025.

Malgré ce léger décalage, la mobilisation n'a pas faibli. Bénévoles, passants et militants se sont retrouvés autour d'animations ludiques et pédagogiques pour aborder un sujet grave : les violences invisibles exercées par les institutions sur les plus fragiles — qu'il s'agisse de démarches administratives complexes, de refus d'aides ou de manque d'écoute.

«Les institutions doivent être des soutiens, pas des obstacles», souligne Pascal Mauranne de CCFD Terre solidaire.

Un jeu de l'oie pour comprendre les obstacles
Au cœur de l'exposition, un jeu de l'oie grandeur nature a permis aux participants de «défier les obstacles administratifs» et de découvrir les solutions possibles face aux impasses bureaucratiques. Chaque case représentait une situation vécue : dossier perdu, rendez-vous reporté, ou encore absence de réponse d'un service social.

L'objectif : faire ressentir, de manière concrète, la maltraitance institutionnelle subie par de nombreuses personnes en précarité, et encourager le dialogue pour y remédier.

Un collectif engagé
L'événement était porté par le collectif Refuser la misère, qui rassemble de nombreuses associations locales : ATD Quart-Monde, Artisans du Monde, Amnesty International, Secours catholique, Asti, CFDT, Association des paralysés de France, CCFD Terre solidaire et Petits Frères des Pauvres.

Comme chaque année, le collectif s'est mobilisé pour rappeler que la pauvreté n'est pas une fatalité, mais bien le résultat d'injustices sociales qu'il est possible de combattre.
Un rapport intitulé «Mettre fin à la maltraitance sociale et institutionnelle», publié par ATD Quart-Monde, a également été présenté, pointant les dysfonctionnements et proposant des pistes d'action concrètes.

Une journée pour être entendus
En donnant la parole à celles et ceux qui vivent la précarité au quotidien, cette journée d'exposition et d'échanges a permis de mettre des visages sur des chiffres, et des témoignages sur des réalités souvent ignorées.

«Ce que nous demandons, c'est d'être traités avec respect, comme tout citoyen», confiait un participant.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati