Tournus

Un voyage à la réunion avec le Jazz Maloya de Gaël Horellou au Galpon

Par Laure-Hélène MONTANGERAND

Publié le 27 Octobre 2025 à 15h12

Un voyage à la réunion avec le Jazz Maloya de Gaël Horellou au Galpon

Samedi 25 octobre, Le Galpon, lieu culturel et associatif au coeur de Tournus, proposait son deuxième concert de l’année, avec du Jazz Maloya. L’ambiance était assurée avec Gaël Horellou et les 5 musiciens l’accompagnant.

 Le Galpon était à l’origine une blanchisserie, c’est L’impérial du kikiristan qui en a fait un lieu culturel. Son nom provient de sa traduction dans l’Amérique latine, un hangar musical. Aujourd’hui, le Galpon a 15 ans d’existence en temps que lieu culturel. Il compte une vingtaine de membres associatifs, montant jusqu’à 260 bénévoles sur les festivals, et plus de 1000 adhérents. Nouveauté cette année, il propose une cantine de 12h à 14h tous les mardis, afin d’échanger dans la convivialité.

Pour ce deuxième concert, le lieu accueillait Gaël Horellou, musicien de jazz depuis 1992. Ayant intégré plusieurs collectifs au cours de sa carrière, il s’associe en 2015 à 4 musiciens réunionnais, Vincent Philéas, Emmanuel Félicité, Jérôme Calciné et Nicolas Beaulieu. Ainsi naît un métissage, mêlant le jazz de métropole avec la musique traditionnelle réunionnaise, et son projet « Identité », qu’il présentait au Galpon cette fin octobre. S’il s’agissait de leur première présence à Tournus, c’était leur 11ème concert de la tournée.

D’entrée de jeu, Gaël fait part de beaucoup d’humour et d’entrain, expliquant ironiquement plusieurs fois le déroulement pourtant simple de la soirée. En effet, si le public était assis en première partie, après un entracte, le jazz maloya se prêtant à la danse, les chaises ont été rangées pour laisser libre cours aux mouvements de danse. Certains instruments sont associés aux éléments, et ces derniers sont présentés au cours du concert. Gaël incite le public à participer, à battre des mains sur les percussions. Les regards et échanges avec les spectateurs ainsi que le jeu sur scène sont très présent chez le saxophoniste, on comprends vite pourquoi il s’apparente au leader. La chaleur monte au fur et à mesure du concert, le public comme les chanteurs se séparant de leur veste ou écharpe rapidement. La seconde partie de la soirée offre un rythme plus tribale, s’éloignant du jazz classique et invitant d’avantage au voyage dans les îles.

Le public a été conquis par le mélange réalisé avec beaucoup de savoir-faire, et a facilement répondu à l’enthousiasme des musiciens offrant une belle soirée.

Laure-Hélène Montangerand