Chalon sur Saône

Les locataires des Prés Saint-Jean en colère face à l'OPAC 71

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 29 Octobre 2025 à 12h00

Les locataires des Prés Saint-Jean en colère face à l'OPAC 71

Les habitants du quartier dénoncent l’abandon du quartier par le bailleur social et réclament des réponses immédiates. Plus de détails avec Info Chalon.

Dimanche 26 octobre 2025, une quarantaine de locataires se sont réunis à 15 heures au niveau du 41B rue Édouard Bénès, en plein cœur du quartier des Prés Saint-Jean, pour faire entendre leur mécontentement. 

Organisée par l'Union Populaire Chalonnaise, la rencontre, baptisée «L'OPAC, un problème ?», a permis aux habitants d'exprimer leur ras-le-bol face à des conditions de vie qu'ils jugent indignes.

Depuis le mois de juillet, les travaux engagés dans deux bâtiments — rue René Coty (2, 4, 6, 8) et rue Aristide Briand (10, 12, 14, 16) — sont à l'arrêt. Les habitants dénoncent un manque total d'information de la part de leur bailleur social, OPAC 71, ainsi que des interventions jugées inefficaces de certains prestataires, notamment ISERBA.

«Ils vivent dans l'insalubrité, les ascenseurs tombent souvent en panne, les nuisibles prolifèrent, et les travaux n'avancent pas. Pendant ce temps, les loyers et les charges continuent d'augmenter», déplore Damien Saley, le tête de liste de l'Union Populaire Chalonnaise, aux côtés d'autres militants venus soutenir les habitants.

Un goûter a clôturé la réunion dans une ambiance conviviale, mais la détermination des locataires est restée intacte. Selon l'Union Populaire Chalonnaise, les habitants des Prés Saint-Jean subissent «le manque de soutien, voire l’abandon de l'OPAC 71 et des autorités municipales», comme l'indique son communiqué.

Face à cette situation, un collectif de locataires va être lancé pour «faire bouger les choses» et défendre les droits des habitants du quartier. L'idée étant de consigner les loyers auprès de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), une institution financière publique qui exerce des activités d'intérêt général. 

«Ça fait depuis mars qu'ils doivent me réparer la ventilation, mais personne ne répond. On a l'impression d'être oubliés», témoigne Laurent Martin, un des locataires qui habite le quartier depuis quatre ans.

Même constat pour Christian Calmand, un locataire en situation de handicap installé avec son épouse Cathy depuis cinq ans : «L'OPAC nous méprise. Ils sont sensés me changer les stores mais rien est fait. Ils s'en fichent de nous. On paye cher même avec l'APL, mais on n'est jamais écoutés».

L'Union Populaire Chalonnaise a déjà interpellé l'OPAC 71 et la mairie de Chalon-sur-Saône dans les semaines à venir pour exiger un calendrier clair de reprise des travaux et une meilleure prise en charge des problèmes du quartier.

 

Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati