Bourgogne

Noël, Toussaint : ces mots censurés, effacés de notre mémoire collective

Noël, Toussaint : ces mots censurés, effacés de notre mémoire collective

La façon dont une société parle, se tait ou censure dit mieux qu’aucun discours l’état de sa liberté.

Il y a parfois des « maladresses » de communication qui en disent long sur l’air du temps.
Dans notre région, celle commise par un parc animalier, en rebaptisant les « vacances de la Toussaint » en « vacances d’automne », en est un exemple frappant.

L’invitation du parc à ses animations lors des vacances « d’automne » a eu l’effet inverse, comme en témoigne la centaine de réactions des internautes.

« Dommage, je n’ai pas de vacances d’automne,
j’ai des vacances de la Toussaint.
Donc je ne peux pas venir. »

Pourquoi cette frilosité à nommer les choses comme elles sont ? Ce n’est pas une revendication religieuse, mais une simple reconnaissance de notre histoire collective.

Cette « maladresse » – ou censure – n’est pas sans rappeler la polémique lancée en octobre dernier, alors que le Conseil supérieur de l’éducation avait accepté un amendement proposé par le syndicat FSU-SNUipp de laïciser les noms des vacances scolaires. Amendement rejeté devant l’indignation majoritaire.

Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau avait réagi : « Noël et la Toussaint ne sont pas seulement des congés : ce sont des repères inscrits profondément dans l’histoire de la France et de l’Europe. Couper les enfants de traditions qui relèvent d’un patrimoine partagé, c’est les priver d’une mémoire collective ».

Mais pour finir avec le sourire, voici les mots d’une grand-mère interrogée devant une école primaire : On ne va quand même pas se mettre à appeler le père Noël “le père des vacances de fin d’année !”.

Par Nathalie DUNAND
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