Sud de l'agglomération

Les agents du CH de Sevrey ont crié leurs souffrances face aux inerties de la direction de l'établissement

Les agents du CH de Sevrey ont crié leurs souffrances  face aux inerties de la direction de l'établissement
Les agents du CH de Sevrey ont crié leurs souffrances  face aux inerties de la direction de l'établissement
Les agents du CH de Sevrey ont crié leurs souffrances  face aux inerties de la direction de l'établissement
Les agents du CH de Sevrey ont crié leurs souffrances  face aux inerties de la direction de l'établissement

Entre la concertation affichée de la direction de l'établissement de Sevrey et le constat du personnel, c'est un gouffre dénoncé au cours d'une mobilisation du personnel, à l'appel de la CGT ce jeudi matin.

Rien ne va selon  Thierry Dureil, secrétaire général de la CGT de l’EPSM71, au micro ce jeudi matin, devant plusieurs dizaines de personnel de l'établissement spécialisé de Sevrey. Le constat est amer du côté des représentants du personnel, très remontés contre la direction de l'établissement. 

Si la direction se retranche derrière son projet d'établissement connoté "humaniste", la CGT s'inscrit en faux, au regard des derniers dossiers gérés par la direction. C'est un vrai bras de fer qui s'est ouvert alors que la CGT pointe "l'hémorragie de départ du personnel", "la dégradation alarmante des conditions de travail de l'ensemble du personnel", "l'absence totale de reconnaissance de la spécificité du travail en psychatrie", "la souffrance quotidienne et grandissante des agents", "la gouvernance comptable et toxique" ou encore "l'absence d'informations et de communication".  

Les salariés du CH de Sevrey demandent concrètement une "meilleure prise en charge de la spécificité psychiatrique", "des escortes pour la prise en charge des détenus", un dossier régulièrement évoqué depuis des années, dénoncent "la mise en danger régulière des salariés" avant d'évoquer "le risque du geste fatal d'un salarié du site". 

Les représentants du personnel ont été reçus par la direction, avec une réunion de plus de 2h. La CGT s'inquiète "de voir de jolis nouveaux murs, fraîchement repeints sans personnel pour prendre en charge les patients".  La question de l'attractivité de la psychiatrie est plus que jamais au coeur des interrogations.

Laurent GUILLAUMÉ