Chalon sur Saône

MUNICIPALES CHALON 2026 - "Comment faire battre le coeur industriel chalonnais au rythme de la transition ?"

MUNICIPALES CHALON 2026 - "Comment faire battre le coeur industriel chalonnais au rythme de la transition ?"
MUNICIPALES CHALON 2026 - "Comment faire battre le coeur industriel chalonnais au rythme de la transition ?"
MUNICIPALES CHALON 2026 - "Comment faire battre le coeur industriel chalonnais au rythme de la transition ?"
MUNICIPALES CHALON 2026 - "Comment faire battre le coeur industriel chalonnais au rythme de la transition ?"

La journée de mercredi était dédiée à l'écologie et l'industrie. Deux thématiques semblant contradictoires mais riches en opportunité. Rendez-vous était donné à Allériot avant une réunion publique à Chalon-sur-Saône autour de l'équipe de Chalon en Commun.

Profitant du passage en Saône et Loire, du député  Ecologiste de Tours et spécialiste de l’industrie en transition, Charles Fournir, les écologistes de Bourgogne-Franche Comté avaient rendez-vous sur le Chalonnais ce mercredi.

Première étape de la tournée, c'est à Allériot au sein de l'entreprise Le Pavé que  Charles Fournier,  Claire Mallard, Conseillère régionale Ecologiste. Présidente du groupe Écologistes et Solidaires, Stéphanie Modde, Conseillère régionale Ecologiste - Vice présidente à la transition écologique, Francine Chopard, Conseillère régionale PS, Dominique Cornet, Secrétaire régional des Ecologistes, Estelle Portrat, co-secrétaire départemental des Ecologistes 71 et du groupe local de Chalon-sur-Saône, Mourad Laoues, élu d’opposition à Chalon-sur-Saône et du Grand Chalon, Alain Rosselot Pailley, élu d’opposition de Chalon-sur-Saône et du Grand Chalon, ancien maire de Chatenoy en Bresse et Jean François Jaunet, maire de Génelard, ont pu découvrir le modèle économique porté par Le Pavé. 

Offrir une nouvelle vie aux déchets plastiques (PEHD, polystyrène) comme des bouchons de bouteille, des contenants en shampoing en des panneaux plastiques qui serviront à l’ameublement (chaises, gradins pour les JO 2024, cuisines…) ou en architecture afin d’imaginer des bâtiments qui tiennent compte des limites planétaires. 
Notons que 90% des déchets plastiques produits dans le monde finissent enfouis ou incinérés et qu’à lui seul le secteur du batiment concentre 23% des émissions de gaz à effet de serre en France.

Et une réunion publique à Chalon autour des enjeux industriels

Le député écologiste Charles Fournier, spécialiste de la question, était l’invité de cet événement et décrivait les enjeux et les leviers pour le territoire.
Qui pourra dire que les élus de gauche et écologistes se désintéressent de l’industrie ? Certainement pas ceux qui ont assisté ce jeudi à la conférence de Charles Fournier, député écologiste d’Indre et Loire. Ce spécialiste de l’industrie dite « verte » était venu venu explorer le sujet avec d’autres élus et des membres de la liste « Chalon en Commun », candidate aux prochaines municipales. Cette liste, qui réunit socialistes, écologistes et communistes et des associations politiques locales tenait à présenter sa vision, alors que la ville possède une longue histoire industrielle.


Premier constat pour Charles Fournier : « il ne faut pas oublier que des choix se font au niveau national et s’imposent à nous (comme le nucléaire, ndlr), mais il y a beaucoup à faire au niveau des territoires ». Ainsi pour Alain Rosselot Pailley, élu de Chalon-sur-Saône et du Grand Chalon, « le développement industriel est pour l’instant basé sur une seule logique immobilière par la mise a disposition de terrains aux entreprises ». Le succès est là avec la zone Saoneor, mais aucune filière, seule garantie de l’emploi long terme, n’émerge vraiment. C’est important aussi pour donner de la lisibilité au territoire, qui possède une position géographique privilégiée.


La coopération avant tout


Et Charles Fournier d’interroger sur l’avenir : « il faudra de la protection («économique, écologique et sociale) mais aussi de la coopération. L’isolationnisme, d’autres savent le faire mieux que nous ». Une pique adressée au Rassemblement national. Cette coopération est essentielle selon lui. Entre entreprises tout d’abord, qui peuvent travailler ensemble et avoir une vision commune sur des thèmes écologiques : transport, énergie, déchets.... Le tout serait animé sur l’ensemble du territoire par les collectivités pour mettre les entreprises en relation, notamment sur le personnel et le potentiel de ressources à réutiliser, tendre vers de la mutualisation des compétences et orienter les aides vers des actions écologiques. D’autres pistes sont proposées, comme la location de terrains en lieu et place de la vente, pour garder la maîtrise du foncier et un revenu sur le long terme. La question de la commande publique était également évoquée par Stéphanie Modde vice-présidente à la région en charge de la transition écologique.


De nouveaux imaginaires industriels


Au delà des leviers technico économiques, les élus insistent sur la nécessité d’inclure l’enjeu des transports et du bien être au travail dans les actions à mener. « il y a une corrélation directe entre le mal être au travail et l’abstensionnisme » explique Charles Fournier citant une étude récente. Il faut donc associer au maximum la population au déploiement industriel local, elle a aussi le droit de choisir des emplois de qualité : tous ne se valent pas, entre une filière d’excellence et un entrepôt logistique, par exemple. Et Estelle Portrat, chef de file des écologistes à Chalon de conclure : « nous devons travailler avec les populations sur de nouveaux imaginaires industriels ».