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Il faudra avoir l’œil à Chalon sur une guerre des sexes qui ne sera pas une vue de l’esprit…

Il faudra avoir l’œil à Chalon sur une guerre des sexes qui ne sera pas une vue de l’esprit…

Un couple qui bat de l’aile, battu par les flots, à cause des mauvaises habitudes prises, de la banalité et de la platitude journalières, ainsi apparaît le constat accablant de la comédie La guerre des sexes, qui se déroulera le vendredi 5 décembre à 20h à Chalon-sur-Saône, salle Marcel-Sembat. Interview de Pascal Grégoire, son créateur et son meneur.

La hache de guerre sera-t-elle vraiment déterrée durant La guerre des sexes ?

« Ah oui, elle va être déterrée, parce que c’est avant tout une comédie. La guerre des sexes est le point de départ d’un couple qui commence à être un petit peu érodé avec le temps et le quotidien. Evidemment, elle va être déterrée, et elle va être enterrée avec un happy end, et puis surtout, c’est un prétexte pour rire».

Est-ce un thème qui vous trottait dans la tête depuis un bon moment ?

« En fait, ce n’est pas un thème qui me trottait dans la tête depuis un bon moment, c’est simplement que l’histoire de couple, c’est une histoire universelle qui touche, j’ai envie de dire, pratiquement tout le monde. Au moins à un moment dans la vie de chacun, et du coup j’avais envie d’illustrer cette histoire de couple au niveau de la comédie, pour que les gens puissent se reconnaître, et puis partager un bon moment avec  nous ».

Vous qui en êtes l’auteur, a-t-il été plus facile de vous mettre à la place de l’homme, ou de la femme ?

« Eh bien j’ai envie de dire les deux ! Je ne vais pas spolier le spectacle, mais il se passe des choses, et il se fait que j’arrive dans la représentation à illustrer aussi bien l’homme que la femme, donc non, les deux points de vue étaient très, très importants ».

Selon la formule consacrée : »Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence ? »

« Purement fortuite, on va dire 50/50, c’est-à-dire qu’il y a quand même un petit peu de réalité de ma vie. Effectivement c’est vrai qu’on a tous eu des histoires d’amour plus ou moins fructueuses, et j’ai tiré une leçon de mes expériences personnelles. Plutôt que d’en pleurer, j’ai préféré en rire, c’est pour ça que j’ai écrit La guerre des sexes, une pure comédie où on est là pour faire oublier tous les problèmes aux gens ».

Quels couples se sentent plus concernés ?

« J’ai envie de dire tous les couples : hétérosexuels, homosexuels. C’est vraiment l’histoire d’Anne-Laure et Pierre, qui sont un petit peu comme monsieur et madame Tout-le-monde, avec la pression sociale, le travail, le quotidien…qui les usent tous les deux, et à un moment elle décide de reprendre un petit peu le couple en main, et pour cela elle fait appel à sa meilleure amie qui est sexologue et va lui soumettre des idées. C’est le point de départ de la pièce ».

Que vous a rapporté le public à l’issue des séances ?

« Alors on a beaucoup de chance, parce que c’est la quinzième saison pour notre pièce, c’est déjà un record en lui-même. Et puis c’est vrai qu’avec notre million de spectateurs, puisqu’on a eu les chiffres en ce début d’année 2025, on est entrés dans le cercle très fermé des comédies qui ont fait un million de spectateurs. On a la chance d’avoir eu énormément de critiques sur les sites de billetterie, sur les réseaux, etc. ce sont des critiques plutôt exceptionnelles, où ce qui ressort le plus c’est que les gens passent une soirée exceptionnelle à rire. Mon objectif, quand j’écris une comédie, c’est qu’il y a une promesse derrière, celle de passer une bonne soirée avec énormément de rires. Je pense qu’on remplit le contrat depuis presque quinze ans ».

Eprouvez-toujours autant de plaisir à la faire vivre ?

« Oui, parce que la spécificité de cette comédie, c’est que j’ai la liberté de pouvoir faire en tant qu’auteur, comédien et producteur de la pièce, beaucoup d’impros et d’interactions avec le public, ce qui me donne le sentiment de ne pas jouer la même pièce tous les soirs. J’ai dû faire à moi tout seul pratiquement plus de 4000 représentations, ce qui est énorme, parce qu’à l’époque où on était à l’affiche à Paris, encore au mois de mars de cette année, la pièce était jouée 7 jours/7 avec neuf représentations par semaine, puisque l’on jouait trois fois le samedi. J’ai donc énormément joué, et si je devais jouer le même texte tous les soirs, je pense qu’une lassitude se serait installée. Ce n’est pas du tout le cas, car j’ai pu interagir avec le public, et plus il est généreux, plus on est généreux avec lui ».

La pièce était de sortie le vendredi 31 mars 2023 à Chalon, dans la même salle que celle où vous évoluerez prochainement. Y aura-t-il des modifications ?

« Bien évidemment, il y aura des modifications, ne serait-ce que par rapport à l’actualité, parce que l’on aime bien mettre quelques vannes proches de l’actualité, et comme je vous disais, en fonction de la manière dont le public réagit. La guerre des sexes, c’est très simple, je peux la jouer aussi bien en 1h10 qu’en 1h40. Ça laisse quand même un gros éventail d’interactions et d’impros avec le public. Quand le public est plutôt sage ou attentif, eh bien la pièce se joue en 1h10 ou 1h15. Jai joué à Biarritz vendredi soir (l’interview a été réalisée le mardi 18 novembre ndlr), on a fait 1h40 ».

Auteur, comédien, metteur en scène, quelle fonction occupe la première place dans votre esprit ?

« Elles sont tout aussi importantes, parce que j’ai aussi la casquette de producteur, mais bien évidemment celle où je prends le plus de plaisir c’est de monter sur scène et de partager un moment avec le public ».

Qu’est-ce qu’il vous plairait de créer ultérieurement ?

«J’ai actuellement une autre pièce qui s’appelle Flemme. C’est une comédie familiale qui est à l’affiche de la Scène parisienne depuis le mois de janvier, et on a de la chance, parce que le public nous suit, nous fait confiance, et c’est le premier spectacle familial sur le site de billetterie à Paris. Ça cartonne, car nous sommes pratiquement complets à chaque séance. On va commencer à faire tourner cette comédie en province, à partir de la fin 2026-du début 2027. Surtout, le prochain objectif pour moi ça va être naturellement d’écrire La guerre des sexes 2, parce qu’on a beaucoup de gens qui ont vu la pièce plusieurs fois, et ils nous demandent la suite. Ils veulent retrouver les personnages de Pierre et d’Anne-Laure, et donc la suite logique serait que d’ici 2026-2027 je puisse proposer aux spectateurs qui nous sont fidèles la suite de nos aventures ».

 

Il reste des places :

-          Carré or :

           - tarif normal : 47,00 euros

-          Catégorie 1 :

          -tarif normal : 37,00 euros

                 -tarif promotion : 32,00 euros

Places assises, placement libre. Points de vente habituels.

 

Crédit photo : DR                                                                                 Propos recueillis par Michel Poiriault

                                                                                                             [email protected]     

La guerre des sexes bis