Chalon sur Saône

MUNICIPALES 2026 - CHALON - "On a l'ambition que Chalon soit capitale française de la culture en 2030" assure Brigitte Mortier-Krasnicki

MUNICIPALES 2026 - CHALON -  "On a l'ambition que Chalon soit capitale française de la culture en 2030" assure Brigitte Mortier-Krasnicki

La candidate de la droite et du centre poursuit sa présentation des grandes lignes du programme qu'elle présentera officiellement aux Chalonnais dans le cadre des élections municipales du printemps prochain. Après les commerces et la sécurité, place à la culture.

C'est aux côtés de Léonard Happ, fils du plasticien chalonnais Jacques Happ, que Brigitte Mortier-Krasnicki a dévoilé une partie des propositions "culture" qu'elle entend porter devant les Chalonnais, à l'occasion des élections municipales du printemps prochain. Engagé dans de nombreuses thématiques culturelles, après être passé par les bancs du cours Florent à Paris, Léonard Happ s'est fait une petite réputation dans l'univers photographique.  Le touche-à-tout s'est dit "désespéré de voir l'état du secteur culturel chalonnais alors qu'on a tout pour réussir. Chalon sur Saône manque d'engagemernts sur la culture". 

Pour appuyer leurs raisonnements, Brigitte Mortier-Krasnicki et Léonard Happ ont pointé l'absence de vrais chefs d'orchestres dans les structures majeures de Chalon sur Saône, à l'image du Musée Niépce. "C'était assez naturel que je me tourne vers la Dame de la Saône, Brigitte" sourit Léonard Happ, lorsqu'il évoque une oeuvre majeure de son père, commandée par Dominique Perben, et longtemps dans le hall de la mairie de Chalon-sur-Saône, "avant que Gilles Platret ne l'a remise dans un coin du musée Denon".

"C'est assez stupéfiant qu'avec autant de possibles qu'il se passe aussi peu de choses à Chalon sur Saône"

Brigitte Mortier-Krasnicki a annoncé un certain nombre de ses idées en faveur de Chalon et des Chalonnais si elle devait être élue en tant que maire au printemps prochain.  

Celle qui entend faire de la Saône, le fil conducteur des politiques publiques chalonnaises, a annoncé la volonté de se réapproprier la Saône aussi par le biais culturel. "Il n'est pas question de faire table rase de l'écosystème culturel important. On a des acquis, à consolider, à développer, il faut travailler à de nouveaux partenariats, avec de vrais échanges autour de partenariats public/privé. On a un marqueur identitaire fort qu'on se doit de valoriser. L'idée centrale du projet est de justement donner un cap à tous les acteurs, afin que Chalon-sur-Saône soit capitale française de la culture en 2030".

"La culture doit circuler, et Chalon doit reprendre son rôle de création et de transformation". 

Le projet municipal de Brigitte Mortier-Krasnicki porte plusieurs pistes majeures

- la création d'un festival de danse de rue en complètement de Chalon dans la rue 

- relancer les commandes publiques d'art contemporain

- mise en place d'un vrai cinéma de plein air, avec une projection depuis une barge sur la Saône. Les spectacteurs auront la possibilité d'assister depuis les berges de la Saône. La barge pourra s'adapter et permettre par exemple d'avoir des concerts sur la Saône. 

- La mise en place d'un Comedy Club de la jeunesse chalonnaise. Il s'agira d'impliquer la jeunesse dans chacun des projets culturels de la ville. 

- Naissance d'une chaîne Youtube (du type) municipale permettant de mettre en valeur tous les acteurs associatifs, sportifs, économiques et culturels de la ville, en lien avec le service communication de la ville.

- Création d'un festival du film smartphone, ouvert à tous.

- et puis le gros dossier du Musée Niépce. Pas question de revenir sur la nécessité d'un déménagement du Musée tel qu'il est, "mais le projet voulu par Gilles Platret ne correspond pas aux besoins. D'ailleurs après le projet abandonné en 2008, il ne s'est rien passé à Chalon sur Saône. Le projet initial de 6500 m2 portait sur un investissement de plus de 40 millions d'euros" précise la candidate.

"En 12 ans de mandature Platret, l'engagement est zéro sur le dossier du Musée. On propose de répartir de la base établie en 2007, et de tirer une page blanche. C'est impossible à faire sur l'île Saint-Laurent, d'autant plus que la question du stockage des archives ne serait pas résolue. On propose de se réapproprier le foncier de la STEF,  à l'entrée sud de Chalon. Plutôt que de végétaliser cet espace, le futur Musée Niépce donnerait un tout autre accent à l'entrée sud de Chalon avec un projet intercommunal". 

"On veut donner de l'ambition, une vision pour Chalon sur Saône, emporter les adhésions sur un projet commun au profit des Chalonnais".

Laurent GUILLAUMÉ