Edito

Le mauvais signal du Sénat au mauvais moment...

Le mauvais signal du Sénat au mauvais moment...

Ça fait presque sourire dans l'ambiance actuelle des finances publiques, d'inflation et d'inquiétudes économiques.

C'est toujours plus facile de jouer avec l'argent des autres. Sans doute, qu'à la lecture de cet article, nos détracteurs (sans doute des élus locaux) nous catalogueront de "populiste" et de "démagogue". Il n'en demeure pas moins que ce signal donné à un moment où les commerçants, les artisans, les dirigeants de TPE et PME s'interrogent sur leurs devenirs est un très mauvais signe. A l'occasion du congrès des maires il y a quelques semaines, la proposition de Sébastien Lecornu n'avait pas forcément suscité l'enthousiame attendu médiatiquement, et pour cause. Du côté du sénat (vous savez, ceux élus par les maires et les grands électeurs),   les sénateurs ont donné leur aval au budget relatif aux collectivités territoriales, dans le cadre de l'examen du budget de l'État pour 2026, d'attribuer une prime annuelle aux maires.

Voilà donc une "prime" de 554 euros annuelle pour les maires ! Une prime paradoxale alors même que l'Etat passe son temps à accuser les collectivités locales d'être dépensières et responsables d'une grande partie de la mauvaise gestion, plombant les comptes publics. Comment considérer qu'une prime de "500 balles" viendrait calmer les attentes des élus locaux ? Des élus locaux, notamment dans les territoires frappés par la désertification médicale, scolaire, économique ou tout simplement dépourvus d'infrastructures, attendant de l'Etat de vrais engagements au profit de leurs concitoyens. 

Le Sénat ne pouvait sans doute pas voter autrement, tant il doit son existence et son renouvellement aux élus locaux... CQFD... mais quelle image désastreuse véhiculée auprès de celles et ceux qui se demandent comment ils feront pour garnir leurs tables de fête à quelques jours de Noël. Allez pas grave... nous ne sommes plus à 500 balles près avec une dette qui affiche désormais 3458 milliards d'euros, et puis cet argent sortira tôt ou tard de la poche du contribuable.