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Manon Joseph publie son premier roman, «J'irai soigner les marguerites»

Par Karim BOUAKLINE-VENEGAS AL GHARNATI

Publié le 12 Décembre 2025 à 07h30

Manon Joseph publie son premier roman, «J'irai soigner les marguerites»

À 24 ans, cette étudiante et correspondante locale de presse publie un récit historique et dramatique inspiré de ses racines bourguignonnes. Plus de détails avec Info Chalon.

À seulement 24 ans, Manon Joseph ajoute une nouvelle ligne à un parcours déjà bien rempli. Étudiante en licence d'art, correspondante locale de presse pour Le Journal de Saône-et-Loire (JSL) et Chalonnaise très attachée à ses racines, la jeune autrice vient de publier son premier roman, «J'irai soigner les marguerites», paru le vendredi 5 décembre 2025 chez Hello Éditions. 

Un roman historique et dramatique teinté de suspense, inspiré par l'histoire familiale et les paysages bourguignons, écrit en à peine six mois. Rencontre avec une jeune femme qui aime se lancer des défis… et les relever.

Bonjour Manon, votre premier roman vient de paraître. Quel sentiment vous traverse au moment de tenir ce livre entre vos mains ?
Bonjour Karim. Tenir ce roman entre mes mains est une véritable fierté. Il représente de nombreuses heures de travail, de patience, de persévérance. C'était un objectif il y a encore un an, aujourd'hui c'est un accomplissement. Je suis très heureuse de savoir que mes mots, à travers l'histoire que j'ai imaginée et écrite, sont partagés et lus.

Dans un article du Journal de Saône-et-Loire daté du 5 décembre 2025, vous dites que l'élection de la reine du Carnaval de Chalon en 2020 a été un véritable point de départ. En quoi cette expérience a-t-elle influencé la suite de votre parcours, jusqu'à l'écriture de ce premier roman ?
En effet, pour moi avoir été élue parmi les 3 Reines du Carnaval a été le point d'origine de tout ce qui a pu suivre. Je pense notamment à mes expériences lors des élection de Miss Saône-et-Loire et Miss Bourgogne, mais aussi me lancer dans l'écriture en devenant correspondante locale de presse pour le JSL, entre autres. Grâce aux Reines, je me suis créé un réseau, j’ai rencontré de belles personnes et j'ai su saisir les opportunités. Cela m'a permis d'effacer une timidité que je traînais depuis longtemps. J'ai appris à m'exprimer en public, à aller au contact des gens, à prendre confiance en moi. Ce n'est pas une simple élection. C'est une clé qui ouvre de nombreuses portes. Il suffit d'avoir l’audace de les franchir.

L'écriture vous accompagne depuis l'enfance, avec notamment vos journaux intimes. Qu'est-ce qui vous a donné le déclic pour passer à l'écriture d'un roman ?
J'écris depuis l'âge de 7 ans, depuis que j'ai appris à écrire à l'école finalement. Je n'ai jamais été très bavarde, surtout plus jeune. Je me sentais plus à l'aise pour écrire mes pensées que de les dévoiler à voix haute. Plus tard, j'ai compris que l'écriture était une passion. Elle m'a toujours accompagnée, et j'ai décidé en me lançant dans l'écriture d'un roman que peut-être, elle pouvait m'apporter plus. Écrire est un exutoire pour moi. Une nécessité même. Elle me permet de me dégager de certaines pensées encombrantes, mais aussi et surtout, de ne pas oublier.

Votre livre mêle enquête, drame et histoire, avec deux temporalités, 1914 et 1989. Pourquoi avoir choisi cette construction et ces périodes ?
Mon roman est basé sur deux temporalités, 1989 et 1914, comme vous l'avez dit. J'ai toujours été fascinée par les époques passées, notamment le 19ème et 20ème siècle. Les archives, les films, les livres qui témoignent de ces années révolues m'inspirent beaucoup. J'ai un certain goût pour les vieilles choses. Je n'ai que de ça chez moi ! Il me tenait à coeur d'écrire une histoire dans le passé, mêlant drame et suspens car ce sont deux genres qui me tiennent en haleine lorsque moi-même je me plonge dans une lecture ou que je regarde un film.

Le roman est très ancré en Bourgogne, avec des lieux qui évoquent Santenay ou Lessard-le-National, et une inspiration familiale forte. Quelle place occupent vos racines dans cette histoire ?
Je suis profondément attachée à mes racines bourguignonnes, chalonnaises particulièrement. Je me suis toujours sentie à ma place ici. Je n'aime pas spécialement les grandes villes, Dijon est déjà trop grande pour moi ! Il me paraissait important de mettre en valeur l'endroit où j'ai grandi. C'est un genre de gratitude envers le berceau de ma vie. Je me suis effectivement inspirée de lieux familiaux, Lessard-le-National, où j'ai passé toute mon enfance, et Santenay, un ancrage familial fort du côté de mon papa. Si je n'évoque pas expressément ces lieux, il n'en reste pas moins qu'ils m'ont vivement inspirée pour certaines scènes dans mon roman. Bien sûr, je fais un clin d'oeil à l'emblème de Chalon, la Cathédrale Saint-Vincent, là où se déclenche mon intrigue.

Vous aimez relever des défis, et vous évoquez déjà une possible adaptation cinématographique. Après ce premier livre, quels sont vos prochains objectifs ?
Oui, j'aime les défis. Celui-ci était le plus audacieux que je me suis donné jusqu'à présent. J'aime l'adrénaline de l'objectif à atteindre, j'ai le goût de la détermination, j'aime aller au bout des choses. Pour le moment, je m'accorde un temps de dégustation quant à ce nouvel accomplissement, bien que je ne perde pas du vue mon idéal absolu : une adaptation cinématographique. Idéal ambitieux, j'en ai bien conscience, mais ne dit-on pas que le succès est enfant d'audace ?

Merci beaucoup, Manon, d'avoir pris le temps de répondre à nos questions et de nous avoir parlé avec sincérité de votre premier roman, qui met à l'honneur l'écriture et les racines bourguignonnes.

Écrit en six mois seulement, «J'irai soigner les marguerites» marque une étape importante pour Manon Joseph, qui transforme son goût pour l'écriture et son attachement au territoire en un premier roman ambitieux. 

Entre mémoire, quête de soi et suspense, la jeune Chalonnaise ne compte pas s'arrêter là. Alors qu'elle entame la promotion de son livre, un nouveau défi semble déjà se dessiner à l'horizon : faire vivre cette histoire au-delà des pages.

☛ J'irai soigner les marguerites, Manon Joseph, 160 pages, aux éditions Hello, 19,90 euros.


Karim Bouakline-Venegas Al Gharnati