Opinion de droite

Protéger DIM et nos emplois : la loi anti fast-fashion ne doit pas pénaliser le Made in France

Protéger DIM et nos emplois : la loi anti fast-fashion ne doit pas pénaliser le Made in France

Communiqué de presse

 Ce mardi 16 décembre 2025, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à l’occasion des questions au Gouvernement, Aurélien Dutremble, député de Saône-et-Loire, a directement interrogé le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, Serge Papin, sur les conséquences préoccupantes de la loi dite anti fast-fashion pour l’industrie textile française et, en particulier, pour l’usine DIM d’Autun.

Si l’objectif environnemental de cette loi réduire l’impact écologique d’une industrie textile mondialisée et souvent peu vertueuse peut être partagé, ses effets collatéraux inquiètent les territoires industriels, car ils risquent d’affaiblir des entreprises françaises pourtant vertueuses.

À Autun, l’usine DIM emploie près de 800 salariés. Véritable pilier économique et social du bassin autunois, ce site historique incarne un savoir-faire industriel français, fondé sur la qualité, la durabilité et la production locale.

Il s’agit d’annoncer un danger immédiat et d’alerter dès à présent sur des dispositions législatives susceptibles de fragiliser une entreprise exemplaire.

« DIM n’est pas une marque de fast-fashion. C’est une entreprise française, qui produit en France, avec des emplois français. Pourtant, elle risque d’être traitée comme les géants mondialisés du secteur », a déclaré Aurélien Dutremble en s’adressant au ministre Serge Papin.

Le député a ainsi demandé au ministre des PME comment le Gouvernement entend corriger les effets de bord de la loi, afin qu’elle ne pénalise pas les industriels français engagés dans la transition écologique.

 

« Le Gouvernement prétend lutter contre la fast-fashion, mais cette loi risque de pénaliser une usine française exemplaire et ses 800 salariés. Ce n’est pas de l’écologie, c’est une erreur industrielle », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, alors que cette question relevait directement de la politique industrielle nationale, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, ancien député de Saône-et-Loire, présent dans l’hémicycle est resté silencieux.

Un silence qui interroge, alors qu’il déclarait encore en octobre dernier sur ses réseaux sociaux :
« La réindustrialisation est au cœur de mon engagement d’élu local et de parlementaire. C’est un honneur pour moi de poursuivre aujourd’hui au gouvernement cette mission si essentielle pour notre pays. »

« Face aux conséquences concrètes d’une loi sur l’industrie française, le ministre délégué chargé de l’Industrie semble préférer le silence aux actes », a conclu Aurélien Dutremble.

Le parlementaire a enfin demandé au ministre Serge Papin quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en place pour protéger les entreprises textiles françaises, éviter les effets de bord de la loi anti fast-fashion et garantir que la transition écologique ne se fasse pas au détriment de l’emploi, de l’industrie et du Made in France.

« L’écologie ne justifie pas qu’on fragilise une industrie française qui fait déjà des efforts », a rappelé le député d’Autun.