Société

Volkswagen T-Roc, résolument hybride

Volkswagen T-Roc, résolument hybride

Le nouveau T-Roc mise sur un design épuré, des motorisations 100 % hybrides et une montée en gamme technologique significative.

 Vendu à près de 292 000 exemplaires l'an dernier, le T-Roc se renouvelle avec des améliorations significatives dans tous les domaines dont les motorisations qui sont désormais exclusivement hybrides.


PLUS LISSE À L'EXTÉRIEUR, PLUS MODERNE À L'INTÉRIEUR
Bénéficiant de la plateforme technique MQB-evo, cette deuxième génération du T-Roc gagne 122 mm en longueur, passant ainsi à 4,37 m avec un empattement de 2,63 m, lui aussi augmenté de 28 mm. Cela se traduit par un espace intérieur amélioré pour les passagers arrière et un volume de coffre augmenté de 20 litres (475 litres) avec double plancher amovible formant un vaste double fond… sans moquette. Le nouveau T-Roc conserve aussi le système astucieux du dossier du siège passager avant qui se replie pour faciliter le chargement d'objets longs. Son design a été débarrassé de toute arête ou angle prononcé, en conservant l'ADN du modèle dans le dessin général. La face avant devenue lisse et garnie d'un bandeau lumineux avec un logo rétroéclairé s'inspire des modèles récents de Volkswagen comme le Tayron et l'ID 7. Elle intègre des phares à LED innovants (IQ.LIGHT à faisceau matriciel sur les versions hautes) , alors que l'arrière s'orne d'une barre lumineuse traversante avec logo également rétroéclairé.

Dans l'habitacle, l'amélioration saute immédiatement aux yeux avec une planche de bord très horizontale et épurée, gainée d'un nouveau garnissage en tissu anti poussière. Un éclairage d'ambiance est diffusé à travers des surfaces synthétiques perforées créant une atmosphère lounge. La technologie est à l'honneur avec le « Digital Cockpit Pro » à écran rectangulaire très clair et lisible, et un écran central large de 12,9 pouces ou 10,3 pouces sur les deux premiers niveaux d'équipement. Ce dernier héberge la nouvelle interface média MIB4 plus fluide à l'usage, qui permet de contrôler l'essentiel des fonctions de l'auto et même les commandes de climatisation, tout bouton physique ayant été malheureusement gommé de la planche de bord.

Grande nouveauté à bord de ce nouveau T-Roc, le sélecteur de boîte auto migre derrière le volant à droite. Par conséquent, la console centrale s'équipe d'un grand bac de rangement, d'un chargeur à induction pour smartphone et d'une grosse molette qui sert de réglage du volume et des commutateurs pour gérer les différents profils de conduite et les « atmosphères » préconfigurées (série pour « Style » et « R-Line », en option pour « Life »).


Le T-Roc hérite des technologies des modèles supérieurs comme le « Travel Assist » avec assistance au changement de voie, un « Park Assist Pro » ou encore un avertisseur de sortie de véhicule. Un affichage tête haute sur le pare-brise est également disponible en option.


UNIQUEMENT EN HYBRIDE
En Europe, le T-Roc sera exclusivement proposé avec des motorisations hybrides. La gamme démarre pour l'instant avec deux blocs essence mild-hybride 48V (eTSI) de 116 et 150 ch, tous deux associés à une boîte DSG à 7 rapports. Deux vrais hybrides viendront compléter l'offre par la suite ainsi qu'une version 4Motion couplée à un moteur 2.0 TSI. Pour l'heure, c'est donc la version mild-hybride 48 V de 150 ch que nous avons pu essayer sur les routes parfois accidentées et sinueuses du Portugal. « Récupérée » de la Golf sur laquelle elle fait merveille, cette motorisation est associée en série à une boîte automatique DSG7 bien adaptée mais qui est ici typée économie. Dès les premiers kilomètres, la philosophie du nouveau T-Roc se dessine clairement. Volkswagen a délibérément privilégié le confort et la sérénité. Le châssis absorbe avec une grande finesse les imperfections de la route, offrant une conduite très confortable, y compris sur les pavés. Sur autoroute, le T-Roc se révèle stable, avec un régulateur de vitesse adaptatif performant qui gère même les forts vents latéraux.

En revanche, l'insonorisation reste perfectible. La direction, précise, est moins communicative que celle de l'ancien modèle mais cela ne rend pas le T-Roc ennuyeux pour autant. Malgré sa croissance qui améliore la stabilité sans nuire à sa maniabilité, il reste très manœuvrable en ville grâce à un rayon de braquage serré. Le dispositif hybride est en fait un alterno-démarreur qui fluidifie les redémarrages et permet des phases de roue libre pour réduire légèrement la consommation.

Et il faut bien la version 150 ch pour obtenir un peu de dynamisme, avec un 0 à 100 km/h avalé en 8,9 secondes. Côté consommation, ce n'est pas miraculeux avec un score de 7 l/100 km réalisé lors de notre essai sur parcours mixte. Quatre niveaux de finition composent la gamme aux tarifs suivants : T-Roc 116 ch (29 990 €), Life 116 ch (33 500 €), Style 116 ch / 150 ch (38 500 € / 41 000 €) et R-Line 150 ch (42 500 €). Avec des niveaux d'émissions de CO2 variant de 125 à 135 g/km pour la motorisation 116 ch, et 128 à 138 pour la version 150, le malus va de 310 € à 983 € dans le premier cas et de 400 € à 1 276 € dans le second.


Émile Fleuet