Bresse
MUNICIPALES 2026 - LOUHANS-CHATEAURENAUD - Pour Patrice Lankar, "La pièce qu'on n'a jamais retournée"
Publié le 03 Février 2026 à 19h43
Pendant des années, l'offre politique à Louhans-Châteaurenaud ressemblait à un choix étrange : face ou… face. Face de gauche, face de droite, face du centre. Toujours face. Jamais pile.
Pile, pourtant, c'est là que tout se joue. Le côté face est décoratif, symbolique, conçu pour plaire à l'œil. Mais retournez-la. C'est côté pile que figure la valeur. Gravée. Indiscutable. Mesurable.
En politique, c'est pareil.
Face, c'est le spectacle. Les belles promesses en début de mandat, les inaugurations avec discours et ruban à couper, les poignées de mains calculées. Face brille sous les projecteurs, face séduit lors des campagnes, face promet monts et merveilles.
Pile, c'est autre chose. Pile, c'est la substance. Pile, c'est ce qui reste quand les projecteurs s'éteignent et que commence le vrai travail.
Ma valeur côté pile : l'enracinement
Vingt ans. Deux décennies passées à tenir boutique dans notre ville. Pas en attendant une opportunité ailleurs. Pas en préparant un tremplin vers autre chose. Ici. À Louhans-Châteaurenaud. Par choix. Par attachement.
Mon atelier de réparation informatique était bien plus qu'un commerce. C'était un observatoire de la vie locale, un lieu d'écoute quotidienne, un baromètre des préoccupations réelles. Les gens venaient pour un appareil en panne et repartaient après avoir partagé ce qui les tracasse vraiment, car je savais écouter : la sécurité dans leur quartier qui se dégrade, le stationnement devenu un casse-tête quotidien, l'éclairage public insuffisant qui inquiète leurs enfants le soir, le poids grandissant des impôts locaux sur leur budget familial, l'avenir incertain de nos commerces de proximité.
J'écoutais. Pas pour préparer un programme électoral. Simplement parce que c'est comme ça qu'on tient un commerce de proximité : en étant présent, disponible, attentif aux réalités du terrain.
Cette écoute n'était pas celle, ponctuelle et organisée, d'une permanence d'élu qui ouvre deux heures par semaine. C'était une écoute continue, naturelle, spontanée. Celle qui naît de la proximité quotidienne, des échanges informels, de la confiance qui se construit année après année.
Pile, c'est l'expérience entrepreneuriale
Créer, développer, vendre des entreprises pendant plus de quarante ans m'a forgé une vision pragmatique de la gestion. Pas théorique. Pas idéologique. Pragmatique.
Dans une entreprise, chaque euro compte. Chaque investissement se réfléchit. Chaque dépense se justifie. Pas parce qu'on est radin, mais parce que les ressources sont limitées et que chaque mauvais choix se paie cash.
J'ai appris à établir des priorités. À distinguer l'urgent de l'important. À investir dans ce qui crée de la valeur réelle plutôt que dans ce qui donne une belle image. À optimiser chaque poste de dépense sans jamais sacrifier la qualité du service.
J'ai appris aussi que tenir ses engagements n'est pas négociable. Qu'un artisan-commerçant qui promet une réparation pour mardi et livre mercredi perd son client. Que la confiance se gagne lentement et se perd rapidement. Que la parole donnée est un contrat moral qu'on ne trahit pas.
Ces principes de gestion d'entreprise, je veux les appliquer à la gestion municipale. Rigueur budgétaire. Respect des engagements. Optimisation des dépenses. Transparence totale sur l'utilisation des fonds publics. Évaluation systématique du retour sur investissement de chaque projet. Parce que la valeur d'un investissement ne se mesure pas qu'en euros : elle se mesure aussi en qualité de vie, en bien-être quotidien, en joie de vivre partagée.
Pas d'expérience de gestion ? Laissez-moi rire. On ne reste pas vingt ans commerçant à la même place pour rien. On ne traverse pas vingt années d'entrepreneuriat par chance ou par hasard.
Il faut savoir gérer un budget au centime près. Compter, anticiper, optimiser chaque euro dépensé. Il faut savoir se faire apprécier, fidéliser, tenir ses engagements jour après jour.
Il faut savoir écouter, s'adapter, résoudre des problèmes concrets avec des ressources limitées.
Gérer une mairie, c'est exactement ça : rigueur budgétaire, relation avec les habitants, tenue de la parole donnée, résolution de problèmes du quotidien.
D'ailleurs, regardez autour de vous : combien de grands entrepreneurs sont devenus d'excellents élus, de vrais politiciens au service de leur territoire ? La gestion d'entreprise est souvent la meilleure école pour la gestion publique.
La différence ? En entreprise, quand vous gérez mal, vous fermez boutique. Point final. Vous payez cash vos erreurs.
En politique, quand vous gérez mal, c'est la commune qui trinque pendant six ans. Ou pendant des décennies si personne n'ose retourner la pièce.
Et les mauvaises décisions ? Elles ne disparaissent pas au bout d'un mandat. Elles s'inscrivent dans le béton, dans les budgets, dans les dettes. Un investissement pharaonique mal calibré, c'est vingt ans de remboursement d'emprunt. Un projet inutile, c'est des impôts qui augmentent pour le financer. Une dépense somptuaire, ce sont des priorités essentielles sacrifiées faute de moyens.
En entreprise, une erreur vous coûte votre boutique. En politique, une erreur coûte l'avenir de toute une ville.
Pile, c'est le regard de père et grand-père
Je suis père. Je suis grand-père. Ces rôles changent tout dans ma façon d'envisager l'avenir de notre commune.
Quand je réfléchis aux investissements municipaux, je ne pense pas qu'en termes comptables. Je pense à mes enfants, à mes petits-enfants, à la ville qu'on leur laisse. Une ville sûre où ils peuvent circuler sereinement. Des équipements publics bien entretenus qu'ils pourront utiliser pendant des décennies. Des finances municipales saines qui ne leur lègueront pas une dette insoutenable.
Quand je parle de sécurité, ce n'est pas un thème de campagne abstrait. C'est l'inquiétude légitime d'un grand-père qui veut que ses petits-enfants puissent jouer dehors sans crainte, rentrer de l'école sans danger, vivre leur jeunesse dans une ville apaisée.
Quand j'évoque l'éducation et la jeunesse, je ne récite pas un programme formaté. Je pense à l'avenir concret de nos enfants. Auront-ils envie de rester à Louhans-Châteaurenaud ou partiront-ils faute d'opportunités ? Notre ville saura-t-elle leur offrir des perspectives, des activités, une qualité de vie qui les retiendra ?
Quand je m'interroge sur nos choix budgétaires, je me demande : dans vingt ans, mes petits-enfants me remercieront-ils d'avoir investi dans tel ou tel projet ? Ou me demanderont-ils pourquoi nous avons gaspillé des ressources précieuses dans des dépenses somptuaires ?
Cette vision transgénérationnelle change radicalement l'échelle de temps. Un mandat municipal, c'est six ans. L'impact de nos décisions sur nos enfants et petits-enfants, c'est trente, quarante, cinquante ans. Cette responsabilité-là pèse autrement que la simple gestion d'un mandat politique.
Pile, c'est l'indépendance radicale
Ma campagne n'a pas de budget pharaonique. Pas de sponsor en coulisses attendant patiemment son retour sur investissement. Pas de parti politique qui finance généreusement en espérant récupérer son influence plus tard. Pas de lobby économique ou associatif à satisfaire en priorité.
Cette absence de moyens financiers colossaux, certains la verront comme une faiblesse. Moi, j'y vois ma plus grande force : la liberté totale.
Liberté de parler vrai sans devoir édulcorer mon propos pour ménager tel ou tel financeur. Liberté de proposer ce que je crois juste, même si c'est inhabituel, même si ça bouscule les habitudes bien ancrées. Liberté de critiquer ce qui mérite de l'être sans craindre de froisser une hiérarchie partisane. Liberté de dire non quand c'est nécessaire, même si cette position est impopulaire.
Je ne dois rien à personne. Strictement rien. Sauf à cette ville qui m'a nourri pendant vingt ans. Sauf à vous, habitants de Louhans-Châteaurenaud, qui avez fait vivre mon entreprise, qui m'avez accordé votre confiance quotidienne, qui avez partagé avec moi bien plus que des relations commerciales.
Conseiller municipal depuis novembre 2024, j'observe, je cherche à comprendre le fonctionnement de cette gouvernance. Je ne suis pas là pour faire de l'opposition systématique, mais pour préparer une alternative crédible pour 2026.
Cette indépendance totale me permet une chose rare en politique : l'honnêteté brutale. Je n'ai aucun intérêt à vous raconter ce que vous voulez entendre si je pense le contraire. Je n'ai aucune raison de vous promettre l'impossible pour gagner vos voix si je sais ne pas pouvoir tenir. Je n'ai aucun avantage à déformer la réalité pour l'embellir.
Mon seul intérêt, c'est de servir cette ville du mieux possible. Point.
Régulièrement, je reçois des propositions de participation à des opérations électorales traditionnelles.
« Patrice, viens avec nous au marché dimanche prochain, on va faire une belle opération de terrain ensemble ! »
« Patrice, on organise un grand meeting jeudi soir, ce serait bien que tu sois là, ça montrerait qu'on est tous unis pour la ville ! »
« Patrice, rejoins-nous pour la distribution de tracts devant la gare, il faut qu'on soit nombreux ! »
À chaque fois, je me demande : soit ils n'ont vraiment rien compris à ce que je suis, soit ils font semblant, en pensant qu'à force d'insister je vais finir par céder, par me dire que c'est quand même plus facile d'être dans le troupeau que de marcher seul.
Mais ce n'est pas ma conception de la politique.
Le marché ? Mais j'y vais au marché ! Toutes les semaines depuis vingt ans ! Pas avec une écharpe tricolore, un gilet marqué et une équipe de campagne qui distribue des tracts préparés par un communicant. J'y vais le jour où je fais mes courses, comme tout le monde. Pour acheter ce dont j'ai besoin, échanger quelques mots avec ceux que je croise, prendre le temps de bavarder. Sans caméra, sans appareil photo, sans badge de campagne, sans poignée de main calculée, sans calcul, sans stratégie de communication. Juste un habitant qui vit sa ville, simplement.
Ces opérations de terrain orchestrées, ces passages au marché minutés, ces sourires pour l'objectif, ça s'appelle de la parade. De la parade pure. On ne vient pas écouter les gens, on vient se montrer. On ne vient pas comprendre leurs problèmes, on vient distribuer des solutions préformatées.
Les meetings ? Parlons-en. Ces grands-messes où tout le monde se congratule, où on applaudit les mêmes phrases, où on scande les mêmes slogans, où on repart en se disant qu'on a fait de la politique alors qu'on a juste fait du spectacle.
Vingt ans derrière un comptoir m'ont appris qu'on écoute infiniment mieux les gens dans une vraie conversation, un vrai échange, un vrai moment de disponibilité. Pas du haut d'une estrade avec un micro et trois projecteurs.
Quand des clients entraient dans mon atelier avec leur appareil en panne et qu'ils commençaient par me dire : « J'ai encore pris une contravention pour me garer », qu'ils me parlaient de leurs galères de stationnement en centre-ville, que d'autres évoquaient leur inquiétude pour la sécurité de leurs enfants le soir, que d'autres encore pestaient contre la hausse de leurs impôts locaux, ce n'était pas un temps de parole minuté dans un meeting.
C'était du vécu, du concret, de la vraie préoccupation partagée sans filtre, sans mise en scène.
Cette écoute-là, authentique, continue, non organisée, vaut mille meetings.
Et les tracts ? Distribuer des papiers imprimés en série avec des promesses numérotées que personne ne tiendra ? Très peu pour moi. Je préfère regarder les gens dans les yeux et leur dire en trois phrases ce que je ferai vraiment plutôt que leur donner un programme de dix pages qu'ils jetteront avant d'arriver chez eux.
Non, messieurs les professionnels de la parade, je n'irai pas gonfler vos effectifs au marché pour la photo de groupe. Je n'irai pas applaudir vos discours dans vos meetings pour faire nombre. Je n'irai pas distribuer vos tracts formatés pour donner l'illusion du mouvement.
Vous pouvez continuer votre ballet entre vous. Vous congratuler mutuellement. Vous partager les strapontins de la mise en scène électorale. Vous photographier ensemble en prétendant que c'est ça, la politique de terrain.
Moi je reste pile. Le côté qui ne parade pas mais qui agit. Le côté qui ne fait pas de meetings mais qui écoute vraiment. Le côté qui ne distribue pas de belles paroles mais qui tient des engagements concrets.
Pile, ce sont des actes vérifiables
Novembre 2024 : j'entre au conseil municipal comme simple conseiller. Aucune ambition affichée de briguer la mairie à ce moment-là. Juste l'envie de contribuer, de participer aux décisions qui façonnent notre ville.
Un dossier majeur arrive en délibération : 2,8 millions d'euros pour rénover le cinéma municipal. Une somme considérable. Monumentale même, pour une commune de notre taille.
Le projet est présenté. Tout le monde acquiesce. L'ambiance est consensuelle. Voter pour semble être une évidence partagée par tous les élus présents.
Je vote contre. Seul.
Pas par plaisir de m'opposer systématiquement. Pas par esprit de contradiction. Pas pour me faire remarquer. Simplement parce qu'en entrepreneur habitué à gérer des budgets serrés, cette dépense me semblait disproportionnée.
Disproportionnée au regard d'autres priorités criantes : la sécurité publique qui nécessite des investissements urgents, les infrastructures vieillissantes qui réclament de l'entretien, l'éclairage public défaillant dans certains quartiers, le stationnement qui pose problème quotidiennement.
Disproportionnée aussi dans sa conception : fallait-il vraiment investir 2,8 millions pour un équipement qui, aussi sympathique soit-il, ne figure pas dans les besoins essentiels d'une commune ?
Mon vote était-il populaire ? Absolument pas. Était-il confortable ? Certainement pas. Me suis-je fait des amis ce jour-là ? J'en doute. Était-il cohérent avec mes convictions sur la gestion rigoureuse des deniers publics ? Totalement.
Voilà ce que signifie pile : assumer ses positions, même seul contre tous, même à contre-courant de l'unanimité apparente, même au prix de l'impopularité immédiate.
Pile, c'est une vision nouvelle de la gouvernance
Mars 2026 : je candidate à la mairie avec une proposition qui n'existe nulle part ailleurs, parmi les autres candidats, à ma connaissance. Renoncer complètement à l'indemnité de fonction du maire pour la répartir.
Cette proposition fait sourire certains. D'autres la jugent démagogique. Quelques-uns la trouvent irréaliste.
Moi, je la trouve logique. Profondément logique.
Si je crois vraiment au travail collectif, si je prône sincèrement une gouvernance collaborative plutôt qu'une concentration du pouvoir entre quelques mains, c'est une nécessité absolue.
Comment prétendre valoriser le travail de tous les élus tout en concentrant l'essentiel de la rémunération sur le maire et quelques adjoints ? Comment parler de démocratie participative tout en maintenant une hiérarchie financière qui dit clairement que certains élus valent plus que d'autres ?
Cette mesure envoie un signal fort : dans ma conception de la mairie, tous les conseillers municipaux ont une valeur égale. Leur parole compte autant. Leur vote pèse le même poids. Leur engagement mérite la même reconnaissance.
Utopique ? Peut-être. Mais je préfère une utopie cohérente à un cynisme confortable.
D'autant que cette redistribution a un effet concret sur la gouvernance : elle crée mécaniquement une culture de collaboration. Quand tous les élus sont traités équitablement, les décisions se prennent autrement. Chacun se sent pleinement partie prenante. Les propositions viennent de partout, pas seulement du sommet de la pyramide.
Pile, c'est une méthode de travail différente
La conception traditionnelle du mandat de maire, c'est un pouvoir vertical. Le maire décide, ses adjoints exécutent, les conseillers municipaux valident. C'est efficace, c'est rapide, c'est structuré.
C'est aussi profondément dépassé.
Je propose une approche radicalement différente : une gouvernance horizontale basée sur la consultation permanente, la transparence totale, l'intelligence collective.
Consultation permanente des habitants, pas seulement lors de réunions publiques organisées pour valider des décisions déjà prises. Vraie consultation, en amont des projets, quand tout est encore possible. Écouter ce que veulent réellement les Louhannais et les Castelrenaudins avant de décider ce qui est bon pour eux.
Transparence totale sur les finances municipales. Pas des rapports techniques illisibles réservés aux spécialistes. Des comptes clairs, accessibles, compréhensibles par tous. Chaque euro de dépense publique doit pouvoir être tracé, justifié, évalué par n'importe quel citoyen qui s'y intéresse.
Valorisation des agents communaux. Nos agents municipaux sont sur le terrain tous les jours. Ils voient ce qui fonctionne, ce qui coince, ce qui pourrait être amélioré. Je veux compléter les efforts déjà faits pour les écouter davantage, pour que leur expertise du quotidien remonte et enrichisse nos décisions.
Intelligence collective au conseil municipal. Utiliser les compétences, les expériences, les réseaux de tous les élus, pas seulement ceux du maire et de quelques adjoints. Nous avons 29 cerveaux au conseil municipal. Pourquoi n'en utiliser que quelques-uns ?
Cette méthode prend plus de temps que l'autoritarisme éclairé. Elle demande plus d'énergie que les décisions verticales. Elle exige plus de patience que le système pyramidal.
Mais elle produit de meilleures décisions. Des décisions mieux réfléchies. Mieux acceptées. Mieux comprises. Plus durables.
Pile, c'est l'expérience de l'épreuve
Juin 2025. Mon commerce est détruit par un incendie criminel. Vingt ans de travail partent en fumée. Littéralement.
Au-delà du drame personnel, cette épreuve m'a appris quelque chose sur la résilience, sur la capacité à rebondir après un coup dur, sur l'importance de ne jamais baisser les bras.
Elle m'a aussi donné une compréhension intime de ce que vivent ceux qui traversent des moments difficiles et qui doivent, malgré l'épreuve, trouver la force de reconstruire.
Cette expérience guidera ma volonté d'humaniser l'administration municipale, de faire de la mairie un lieu qui accompagne plutôt qu'un lieu qui complique. Un lieu où l'on tend la main à ceux qui en ont besoin. Un lieu où l'humain prime sur la procédure.
Face promet, pile prouve
Face vous dira ce qu'elle fera peut-être, un jour, si les conditions sont réunies, si le contexte le permet, si les finances suivent, si les partenaires sont d'accord, si les citoyens soutiennent, si, si, si…
Pile vous montre ce qu'elle a déjà fait. Vérifiable. Traçable. Indiscutable.
Face multiplie les engagements électoraux numérotés, classés par thèmes, présentés dans un programme de 50 pages dont personne ne parlera plus jamais après le scrutin.
Pile se juge sur les actes posés, les votes assumés, les positions défendues même dans la solitude, les cohérences maintenues même sous pression.
Face cultive l'ambiguïté stratégique pour ne fâcher personne, parle de tout sans trancher sur rien, promet à chacun ce qu'il veut entendre en espérant que les contradictions ne se verront pas.
Pile dit ce qu'elle pense clairement, assume ses choix publiquement, accepte d'être jugée sur des faits concrets plutôt que sur des intentions supposées.
Face maîtrise les codes politiques, les éléments de langage rodés, les formules qui sonnent bien sans dire grand-chose, l'art de répondre à côté quand la question dérange.
Pile parle franc, parfois maladroitement, sans la sophistication des professionnels de la communication, mais avec cette honnêteté brute qui naît de l'absence de calcul.
Le 15 mars, retournez enfin la médaille
Louhans-Châteaurenaud mérite mieux qu'un éternel face-à-face entre des options qui se ressemblent, se répondent en écho, se disputent sur des nuances plutôt que sur des différences de fond.
Notre ville mérite de voir enfin le côté pile. Celui de la valeur réelle inscrite dans le métal. Celui de l'indépendance totale qui n'appartient à aucun réseau. Celui des actes mesurables plutôt que des promesses oubliables.
Je ne suis pas un politicien de carrière qui a gravi les échelons un par un, qui connaît tous les codes du milieu, qui a tissé patiemment son réseau pendant des années, qui maîtrise parfaitement l'art de dire ce qu'il faut au moment qu'il faut.
Je suis un Louhannais. Père de famille. Grand-père attentif. Ancien commerçant qui a tenu boutique pendant vingt ans au cœur de notre ville. Entrepreneur qui a créé, développé, vendu des entreprises. Gestionnaire habitué aux budgets serrés et aux priorités difficiles. Conseiller municipal qui a prouvé son indépendance.
Ma candidature n'a rien de traditionnel. Aucun parti derrière moi pour financer ma campagne et me dicter ma ligne. Aucun réseau établi pour m'ouvrir les portes et faciliter mon parcours. Aucune machine électorale bien huilée pour optimiser chaque apparition et calculer chaque déclaration.
Juste une conviction profonde, forgée par vingt ans d'écoute quotidienne : notre commune a besoin d'un autre regard, d'une autre méthode, d'une autre conception du mandat municipal.
Un regard nourri par l'expérience de l'entreprise et de la vie quotidienne. Une méthode fondée sur la collaboration, l'écoute et le respect de chacun. Une conception du mandat comme service temporaire rendu à la collectivité, avec pour seule ambition de laisser une ville en meilleur état qu'on ne l'a trouvée.
Pile plutôt que face. La substance plutôt que le spectacle. Les preuves plutôt que les promesses. L'indépendance plutôt que l'appartenance. La transparence plutôt que l'opacité. Le courage de la solitude plutôt que le confort de la meute.
Le 15 mars 2026, vous avez enfin le choix. Le vrai choix. Pas celui entre deux nuances d'une même couleur, mais celui entre deux conceptions différentes de ce que doit être un maire.
Celui entre face… et pile.
À vous de décider quelle valeur vous voulez donner à votre vote. À vous de choisir si vous voulez encore une fois le côté décoratif de la pièce, ou si vous êtes prêts à découvrir enfin où se trouve sa vraie valeur.
Moi, je vous offre pile. Sincèrement. Complètement. Sans arrière-pensée.
Pile, c'est tout ce que j'ai. Mais c'est aussi tout ce dont Louhans-Châteaurenaud a besoin.
Patrice LANKAR
Candidat à la mairie de Louhans-Châteaurenaud
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