Châtenoy le Royal

La Société Bourguignonne des cires et dérivés décroche le très emblématique label "Entreprise du Patrimoine vivant"

La Société Bourguignonne des cires et dérivés décroche le très emblématique label "Entreprise du Patrimoine vivant"
La Société Bourguignonne des cires et dérivés décroche le très emblématique label "Entreprise du Patrimoine vivant"
La Société Bourguignonne des cires et dérivés décroche le très emblématique label "Entreprise du Patrimoine vivant"
La Société Bourguignonne des cires et dérivés décroche le très emblématique label "Entreprise du Patrimoine vivant"

Elles sont moins d'une quinzaine en Saône et Loire. L'instruction du dossier a mis des années mais l'entreprise chalonnaise née en 1827 peut désormais se prévaloir du titre. Dominique Dufour, Préfet de Saône et Loire, est venu en personne remettre le label.

Laurent Labadie, patron de l'entreprise depuis quelques années, après la reprise auprès de Marc Porrot, sixième génération à la tête de l'entreprise de cires bourguignonnes, peut enfin célébrer le moment. Cela fait quelques temps que le dossier d'attribution du label "entreprise du patrimoine vivant" était dans les cartons préfectoraux. Avec l'aide de la CPME Saône et Loire et de sa présidente Clarisse Maillet, le dossier sera passé entre les mains de deux Préfets pour qu'enfin l'entreprise qui fêtera l'année prochaine son 200e anniversaire soit reconnue comme tel. 

Si la Société Bourguignonne des Cires et des Dérivés navigue depuis des décennies sur un marché de niche, elle poursuit son développement malgré toutes les mutations techniques et les attentes des consommateurs. 

Un chiffre d'affaire à + 5% et une niche liturgique à 75%

Vous ne le savez sans doute pas ou peu mais pour celles et ceux qui se rendront sur le Rocher à Monaco et qui viendront déposer une bougie à la cathédrale, comme des milliers de touristes, c'est le savoir-faire châtenoyen que vous mettrez à l'honneur ! La cire de Bourgogne est présente dans de très nombreux établissements religieux à travers l'ensemble de l'hexagone, de Reims à Vézelay à la cathédrale Saint-Vincent de Chalon, on ne les compte plus, au point que le marché de la cire lithurgique représente 75% du chiffre d'affaire de l'entreprise, employant 13 salariés, dont le savoir-faire et la mâitrise est bichonné. 

Un dispositif "Entreprise du Patrimoine Vivant", un vrai atout à valoriser à l'export

Les entreprises affichant un tel label ne sont pas nombreuses, et elles n'hésitent pas à jouer la solidarité entre elles, dès que l'occasion se présente, à l'image du lien unissant la maison Loiseau à Saulieu avec la Société Bourguignonne des Cires et Dérivés. Et depuis quelques temps, la production de bougies senteur se développe pour représenter aujourd'hui 8 % du chiffre d'affaire de l'entreprise châtenoyenne, avec des marchés jusqu'au Moyen-Orient dans l'hôtellerie de luxe ou les musées. Laurent Labadie a tenu à remercier Dominique Dufour, Préfet de Saône et Loire et Clarisse Maillet - Présidente de la CPME Saône et Loire, pour leurs soutiens dans l'obtention de ce label, reconnaissant un savoir-faire lié au patrimoine industriel français, "un réseau d'excellence porteur". 

Si pour le moment, les débouchés de l'entreprise de Laurent Labadie sont essentiellement franco-français, la question de l'export est plus que jamais d'actualité, sur des marchés de niche, recherchant une qualité de cire, dont la différence n'est plus un sujet face à la concurrence asiatique notamment. L'occasion pour le patron chalonnais d'adresser un message d'alerte aux consommateurs de bougie senteur et sur les émanations toxiques qui en découlent, surtout sur les produits d'importation de faible qualité. 

Avec l'Atelier Gauthier, l'entreprise de cire est la deuxième du bassin chalonnais a décroché officiellement le label. 

Une occasion porteuse pour promouvoir la marque et de diversifier sa production avec un certain nombre de produits complémentaires, liés notamment à la liturgie. Il convient de préciser que l'entreprise recrute des profils techniciens avec une formation à parfaire sur place, compte-tenu de la spécificité du métier. Si les cires de Bourgogne restent l'un des plus petits acteurs du marché national, son appêtit est bel et bien là, et l'entreprise entend bien poursuivre son développement sur ce marché à forte valeur ajoutée. 

Laurent GUILLAUMÉ