Connaissez-vous ? L’Atelier-Galerie d’Annabelle SIMON

Connaissez-vous ?  L’Atelier-Galerie d’Annabelle SIMON

 Suite à la parution en avril dernier de notre article sur une exposition rue du cloître, nous avons voulu en savoir plus sur la propriétaire des lieux.

Notre musée Nicéphore Niépce n’attire pas que les passionnés et les touristes, il suscite également l’intérêt de personne soucieuse de sauvegarder le patrimoine photographique à leur manière.

C’est le cas d’Annabelle SIMON, arrivée à Chalon-sur-Saône en 2007 pour s’installer rue Carnot afin de mettre en application son savoir-faire dans le domaine de la restauration d’oeuvre d’art plus précisément dans sa spécialité, la photographie et son attirance pour l’univers japonais.

Diplômée de l’Institut national du patrimoine en 1997, installée dans la région parisienne durant quelques années, elle prit la décision de se rapprocher de la ville qui vit naître l’un des plus grands inventeurs de la photographie, notre cité de chalon-sur-Saône.

En 2009, elle prit ses quartiers au n°11 de la rue du cloître et mit ses connaissances et sa technicité à disposition des musées, bibliothèques, centre d’archives et bien sûr, heureux particuliers propriétaires d’images nécessitant qu’on leur donne un nouveau souffle.

 Pour se faire, Annabelle doit tout d’abord faire une évaluation de l’état de la photographie. Déchirure, tâches, décoloration, perte de détails et autres sont typiquement le constat de ses investigations. Une fois diagnostiqué les dégâts, elle établit un devis précisant quelle pratique elle va mettre en oeuvre pour redonner vie à l’image qu’on lui a confiée. Elle devra faire une estimation du temps passé, préciser les techniques qu’elle va utiliser et évaluer le montant de la restauration. Il va sans dire que pour ce type d’intervention, il est parfois difficile d’anticiper la durée requise pour arriver à ses fins. 

Une fois la proposition acceptée, elle peut débuter son travail. Elle doit d’abord procéder à un indispensable nettoyage de la photo à l’aide de gomme, pinceau ???.

Elle élimine la crasse venue s’incruster. Ensuite, elle peut s’attaquer à remise en état de l’oeuvre, employant ???. La restauration achevée, elle prend soin de s’assurer que son travail perdurera dans le temps. 

Annabelle a également d’autres cordes à son arc. Elle a les connaissances et la compétence requises pour restaurer les supports, cadres, albums, passe-partout qui mettent en valeur le cliché. Autre singularité et pas des moindres, on peut lui confier la restauration d’un livre ancien qu’elle remettra en état avec les mêmes soins et habiletés que pour une photographie.

Dans un tout autre registre, elle également à coeur de présenter le travail d’autres artistes dans sa galerie. Elle nous propose d’ailleurs une exposition de peintures de  Philippe GUERRY, dont la respectueuse réputation n’est plus à faire, du 06 Juin au 11 Juillet sur le thème des « processions ».

Après 17 ans d’activité rue du cloître, Annabelle est en constante remise en question quant à la survie de sa profession. Depuis de nombreuses années, les budgets octroyés par le gouvernement pour la sauvegarde et la mise en valeur de ces oeuvres est à la baisse. L’intérêt que porte les particuliers à ce métier est de plus en plus le bienvenu. De même que l’attrait de cette profession pouvant susciter l’intérêt des jeunes générations  en recherche d’un travail passionnant et gratifiant devient indispensable car on enregistre de nombreux départs de restaurateurs en fin de carrière.