Football Club Chalon

Rencontre avec Mickaël Mendez, le nouvel entraîneur du FC Chalon

Rencontre avec Mickaël Mendez, le nouvel entraîneur du FC Chalon

Petit clin d’oeil de l’histoire qui va suivre. 48 ans depuis le 22 mai dernier, Mickaël Mendez vit à Saint-Georges-de-Renins, un petit village de 5000 habitants dans le Rhône, à deux terrains de football de Belleville. St-Georges, c’est aussi le village d’Alex Verri, le nouveau coach du RTC.

 Les deux hommes forcément se connaissent et se respectent. “C’est dingue, nous avait confié voilà quelques jours l’entraineur du club Tango. On est les nouveaux coaches du rugby et du foot à Chalon et on habite le même patelin” poursuivait l’ex-joueur de l’AS Mâcon. “Il m’a envoyé un sms avec le mot copieur dedans, ça m’a fait rigoler” lâchait en ce début de semaine le néo-entraîneur du FCC, désigné successeur de Kévin Garnier pour mener à bien les troupes chalonnaises la saison prochaine en N2, la division qui remplace désormais la N3.


Pas une grande carrière de joueur
Les similitudes ne s’arrêtent pas là entre les deux hommes. Hormis la forme du ballon, ils partagent les mêmes passions. La communication, l’amour du jeu et le respect. Des sentiments que Mickaël découvre très tôt au fonds de l’Allier où il effectue ses premiers pas sur le terrain en tenue de footballeur. “J’étais doué, mais je ne me suis pas forcément donné tous les moyens pour réussir une carrière de joueur” avoue le natif de Lyon.


Entraîneur à 16 ans !
A 16 ans et demi, déjà, il se coiffe de la casquette d’entraîneur des seniors du club. “J’étais jeune mais j’avais ça dans le sang”. Et Mickaël se livre. A 100 %. “ Je dis toujours : jusqu’à ce je pourrais faire”. Tant et si bien que les opportunités de s’échapper de l’Allier ne tardent pas à affluer. “ J’ai passé mes diplômes et notamment le DES pour entraîner en National” précise-t-il.


Les onze saisons passées au Goal FC avec une fusion avec le MDA Foot consacre sa première partie de carrière. “J’ai vécu de bons moments là-bas. On est arrivé jusqu’en N1, c’était une période assez magique”. Mais les histoires ont une fin et un recommencement. C’est à Jura Sud, l’ancien club d’un certain Pascal Moulin, ex-coach du FC Montceau, que Mickaël pose ses valises. Comme directeur sportif d’abord, puis entraîneur. “Le terrain me manquait trop. Je suis passionné par le jeu, c’est mon ADN”.


Le maintien avant tout
Mais les résultats n’arrivent pas, la faute à un départ catastrophique et malgré un redressement en fin de saison avec la prise de fonction de coach de Mickaël, Jura Sud descend en R1. Et Mickaël s’en va. Sous d’autres cieux. Avec des regrets certes, mais déterminé à rebondir vite. A Chalon. “Je connaissais bien Kévin (l’ancien coach du FCC). Je savais qu’il partait. Avec le président, ça a matché de suite et j’ai signé” explique-t-il.
Sauf que bien sûr, le départ d’Ares change la donne. Mais tout cela n’effraie en rien l’amoureux du ballon rond. Pas question de renoncer à ce rôle d’entraîneur du FCC, auteur d’une fantastique saison sanctionnée d’une belle 3e place en fin de championnat. “On a du pain sur la planche, pas mal de joueurs vont partir, d’autres vont arriver. A moi et à mon staff que je peaufine en ce moment, de faire en sorte que la mayonnaise prenne. Je me suis fixé deux objectifs : le maintien et un petit parcours sympa en Coupe de France. Vous voyez, ce sont des ambitions mesurées” sourit celui qui, s’il n’avait pas été footballeur, se serait vu en organisateur de concerts de métal. “On verra après” coupe-t-il en éclatant de rire.


La force tranquille
Pour l’heure, le FCC a trouvé son homme fort. Une force tranquille bouillante d’énergie, passionnée comme jamais. Communicatif, très communicatif. “J’aime le beau jeu, donner du plaisir aux joueurs, aux spectateurs, mais en... gagnant bien sûr” promet-il. Tiens, tiens, comme Alex Verri.


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