Chalon sur Saône

"Écoles et canicule : il faut une véritable stratégie d'adaptation, pas une communication de circonstance" clament les élus municipaux de Chalon en Commun

"Écoles et canicule : il faut une véritable stratégie d'adaptation, pas une communication de circonstance" clament les élus municipaux de Chalon en Commun

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Écoles et canicule : il faut une véritable stratégie d'adaptation, pas une communication de circonstance

La municipalité affirme que « deux climatiseurs dans les écoles maternelles et un climatiseur dans les écoles élémentaires » ont été installés et que « l'ensemble des écoles de la commune dispose désormais de cet équipement ».


Pourtant, les remontées du terrain racontent une réalité bien différente.


À l'école Rives de Saône, des parents d'élèves ont dû acheter eux-mêmes des ventilateurs pour permettre aux enfants de supporter les fortes chaleurs. Aucun climatiseur n'est installé dans les classes. À l'école Saint-Exupéry, cinq climatiseurs sont disponibles pour dix classes seulement, tandis que la cour reste très insuffisamment ombragée. Et ce ne sont que deux exemples.


La question n'est donc pas de savoir si quelques équipements ont été achetés. Elle est de savoir si les écoles sont réellement adaptées aux vagues de chaleur qui deviennent chaque année plus fréquentes et plus intenses.


Nous sommes favorables à la climatisation. Lorsqu'elle est nécessaire, notamment dans les bâtiments les plus exposés ou les plus difficiles à rénover rapidement, elle constitue une réponse de bon sens pour protéger les enfants et les personnels. Mais elle ne peut pas être l'unique réponse.


Adapter les écoles suppose une stratégie globale : installation de brasseurs d'air au plafond, protections solaires extérieures, végétalisation des cours, création d'îlots d'ombre, amélioration de la ventilation, rénovation thermique des bâtiments, et recours à la climatisation lorsque les autres solutions ne suffisent pas. Ce qui risque d’être de plus en plus le cas.


La véritable question est donc celle de la stratégie municipale.


Quelle est la feuille de route de la Ville pour adapter durablement son patrimoine scolaire au dérèglement climatique ? Quelles écoles ont été identifiées comme prioritaires ? Quels travaux sont programmés ? Quel calendrier et quels moyens financiers y sont consacrés ?


Cette interrogation est d'autant plus légitime que la circulaire ministérielle du 27 mai 2026 prévoit la réalisation d'un diagnostic de vulnérabilité à la chaleur des établissements scolaires, élaboré avec les collectivités territoriales, afin d'identifier les écoles les plus exposées et de planifier les investissements nécessaires.


À Chalon-sur-Saône, ce diagnostic a-t-il été réalisé ? Quels en sont les résultats ? Pourquoi n'ont-ils pas été présentés aux élus et aux familles ?

Cette absence de vision interroge également les priorités budgétaires de la majorité municipale.


La Ville a récemment consacré 12 000 euros à la mise en fleur du massif de l'île Saint-Laurent. Personne ne conteste l'intérêt d'embellir notre cadre de vie. Mais cette somme représente également l'équivalent d'une vingtaine de brasseurs d'air de plafond qui auraient pu être installés dans les classes les plus exposées, dans l'attente de travaux plus ambitieux.


Le débat n'est pas celui des fleurs contre les écoles. Il est celui des priorités.


Face à une réalité climatique appelée à s'aggraver, la protection des enfants et des personnels doit devenir une priorité absolue de l'investissement municipal. Les Chalonnais attendent une politique d'adaptation sérieuse, planifiée et transparente, pas une succession de réponses ponctuelles mises en avant dans la communication municipale.


Le dérèglement climatique n'est plus une hypothèse. Il est déjà là. Il est temps que nos écoles soient adaptées à cette nouvelle réalité.

 

L’ensemble des conseillers municipaux du groupe Chalon en commun

Clément Mugnier
Estelle Portrat
Jean-Michel de Almeida
Marie Duchassin
Béranger Perrier