Rugby

RUGBY - Cédric Borgeot (ex-entraîneur de Lons) : "Les poules de F2 et F3 sont très solides"

RUGBY -  Cédric Borgeot (ex-entraîneur de Lons) : "Les poules de F2 et F3 sont très solides"

Pompier professionnel au Creusot, Cédric Borgeot, 45 ans, a successivement entraîné Nuits, Châtenoy, Le Creusot, les Espoirs de Mâcon et Lons, avec une certaine réussite. Il nous livre en exclusivité son sentiment en tant que technicien éclairé sur les poules de Fédérale 2 et Fédérale 3 de la saison 2026-2027. Entretien pour info-chalon.com

Cédric, quel regard portes-tu sur la poule de Fédérale 2 qui comporte notamment le club de Chalon et ton ancienne équipe le CS Lons ?

"La poule est dense, très dense. Il faudra être très solide pour s'en sortir. Je place Saint-Jean-de-Bourgnay en tête de liste qui a fait un gros recrutement, Saint-Priest également, tout comme Nantua, Villefranche et Lons aussi qui peut compter désormais sur l'expérience de son coach Eric Catinot. Clairement, ces cinq équipes sont les favorites pour la montée en F1 (qui s'appellera Nationale 3 en 2027). Ensuite, Chalon peut accrocher la sixième place mais le RTC devra se méfier de Meyzieu, Saint-Claude et Andrézieux. Comme l'a dit le coach de Chalon, chaque point va compter. Ce qui peut faire la différence c'est la profondeur du groupe. Chalon est armé en la matière, le terrain décidera, comme d'habitude".

En Fédérale 3, c'est un peu la même chose, non ?

"Pire encore. En F2, tu as 22 matches, en F3, seulement 18, donc il faudra être compétitif dés le début de saison. Avec Dijon, Beaune, Grand Dole et Montceau, la montée en F2 sera très disputée. En principe, quatre descentes sont annoncées avec la refonte des championnats et pour le maintien, huit victoires seront nécessaires. Il faut ajouter aussi les points administratifs (7 normalement) qui peuvent faire la différence au final. Les impasses seront à bannir, chaque dimanche sera une bataille".

Voir Le Creusot en Fédérale 3, c'est un crève-coeur ?

"C'est l'inconnu de la poule. Le club a un glorieux passé sur lequel il peut s'appuyer, est-ce que ce sera sufisant pour jouer les trouble-fêtes ? Je n'en sais rien. Je sais seulement que l'esprit creusotin est très fort. Pour avoir entraîné le COC pendant trois saisons, j'en sais quelque chose. La qualification est dans leurs cordes, plus..."

Qu'est-ce qui peut faire la différence selon toi aussi bien en F2 qu'en F3 ?

"La confiance entre les deux entraîneurs. La pédagogie de leur discours envers les joueurs, la chance aussi, et bien sûr la densité de ton pack, ton alignement qui doit être performant et un bon buteur. En fait, c'est un peu le même discours que l'on tient depuis des années".

Tu étais entraîneur du CS Lons ces quatre dernières saisons, tu peux revenir pour nous sur ton départ ?

"J'étais en duo avec Christophe Vojetta à Lons, comme au Creusot d'ailleurs. On a réalisé de belles saisons avec une montée en Fédérale 2 et deux qualifications successives en phases finales. Je ne suis pas parti en mauvais termes de Lons, au contraire. J'ai souvent au téléphone les présidents mais je ne voulais pas faire l'année de trop. Je sentais que c'était le moment de partir".

Tu es à la recherche d'un club aujourd'hui, quelle genre de structures t'intéresserait ?

"Rechercher ce n'est pas le mot exact. Je viens de me faire opérer de la hanche en juin dernier. J'ai déjà eu quelques contacts mais je ne croyais pas suffisamment aux projets pour accepter. Maintenant, si aucune occasion se présente, je vais passer une année blanche, la première depuis que j'ai commencé le rugby il y a quelques dizaines d'années. Cela va me permettre d'aller voir mon fils Enzo jouer à Montceau, je n'ai jamais eu cette opportunité. Et puis, ça va me faire du bien d'écouter les tribunes, les bancs, ça peut et ça va m'enrichir. Quand tu es coach, tu es bouffé de l'intérieur, tu es toujours dans l'analyse, la pédagogie, prendre du repos, ça aide souvent à mieux rebondir".

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