Chalon sur Saône

"La Mort & l'Extase" met 25 danseurs à nu

Présenté dans le cadre du Festival de danse Instances "La Mort & l'Extase" de la chorégraphe Tatania Julien, artiste associée Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône, aurait pu diviser son public.

"Audacieux et assez unique, le geste artistique de Tatiana Julien est extrêmement fort", nous avait prévenus Philippe Buquet, Directeur de l'Espace des Arts à propos de La Mort & l'Extase lors de la conférence de presse qui s'est déroulée au Théâtre Piccolo, un mois auparavant. Du haut de ses 26 ans, la jeune chorégraphe réussit le pari inouï de faire danser pendant 55 minutes, 10 danseurs et 15 amateurs entièrement dévêtus et auxquels s'est joint un contre-ténor qui interprète le Stabat Mater de Vivaldi, sans que la scène ne soit impudente. S'il y a provocation, elle réside dans le talent et l'audace de la chorégraphe, également danseuse et présente au plateau, plutôt que dans la nudité de ces corps qui nous ressemblent. 
 
Nullement dérangeante, grande fresque puissante faite de chair, La Mort & l'Extase dégage une troublante beauté dans une lumière très esthétique et une composition très picturale, pietà ou compositions empruntes aux réalisations de Bruegel, Cranach, plus encore à celles de Jérôme Bosch. Le public averti et celui qui venait avec un peu plus d'appréhension, ont été conquis. En définitive, peu de spectateurs n'ont pas été séduits par ce tableau extatique et vivant où érotisme à peine dévoilé, mort et sacré se côtoient.
 
SBR

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