Faits divers

TRIBUNAL DE CHALON - 
Sans permis de conduire, ni assurance, il continue son chemin...

On ne se moque pas comme cela de la justice ou de la gendarmerie... Loïc, un jeune Bressan de 24 ans, qui était jugé jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Chalon dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, l’a appris à ses dépens. Contraint, à l’issue de son procès, de partir pour un an au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand.


On ne se moque pas comme cela de la justice et Loïc n’a pas hésité à s’en moquer. Le 17 novembre dernier, bien que sous le coup d’une suspension judiciaire de son permis de conduire, il n’a rien trouvé mieux que de prendre le volant afin de se rendre chez un copain. On ne se moque pas non plus de la gendarmerie et Loïc n’a pas hésité à s’en moquer. Le 18 novembre dernier, il a déposé plainte pour le vol de sa voiture, histoire de faire croire que la veille ce n’était pas lui qui conduisait.
Tout a commencé le 17 novembre 2017 en début de soirée, à Montret, lorsque des gendarmes de la communauté de brigades de Cuisery, qui savaient que le prévenu est privé de permis de conduire depuis le 13 juillet 2017, l’ont aperçu, sortant du domicile familial au volant d’une Golf Volkswagen. Aussitôt ils faisaient actionner leur avertisseur lumineux, mais le jeune homme ne prenait pas la peine de s’arrêter. Au contraire, il accélérait pour semer les gendarmes. Ne voulant prendre aucun risque, les militaires abandonnaient la poursuite et retournaient chez les parents du mis en cause. Aux SMS de ses parents lui indiquant que les gendarmes étaient à la maison, Loïc répondait que ce n’était pas son problème. Et pour bien montrer que ce n’était pas son problème, le lendemain matin il allait déclarer le vol de sa voiture à la gendarmerie de Louhans.


« Une réaction de gamin, qui vient d’être pris la main dans le sac »


En garde à vue, Loïc a fait preuve de beaucoup d’incohérence dans ses explications, contestant tout en bloc, disant qu’il n’y était pour rien et qu’on lui avait volé son véhicule. « Il a eu une réaction de gamin, qui vient d’être pris la main dans le sac et qui est totalement perdu » a fait observer Me Isabelle Dijoux, son conseil. Avant de noter qu’après s’être enferré dans son mensonge devant les enquêteurs il est revenu à de meilleurs sentiments, en reconnaissant les faits, et n’a pas fait perdre son temps au Tribunal. L’avocate chalonnaise a également indiqué que son client, après avoir obtenu le brevet des collèges, avait arrêté les études et qu’il était tombé dans la délinquance, parce qu’il vivait dans l’oisiveté. Pour Me Dijoux « il faut lui remettre le pied à l’étrier, la meilleure des choses étant de repartir dans un cadre de travail ». Et de conclure sa plaidoirie en soulignant « Il a pris conscience des bêtises qu’il a faites, l’emprisonnement ferme ne me semble pas approprié ». 


Une mise à l’épreuve qui se passe mal


Auparavant le substitut Caroline Mollier, qui avait fait état de « son immaturité », avait rappelé que la mise à l’épreuve d’un précédent sursis se passait mal pour le prévenu et que ce dernier avait été absent à quatre rendez-vous sur cinq.
En définitive Loïc, qui était également poursuivi pour défaut d’assurance, a été condamné à 1 an de prison, dont 7 mois avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de 2 ans, avec notamment obligation de travailler et de suivre des soins, peine à laquelle s’ajoute la révocation des sursis prononcés le 13 juillet 2017 et le 27 mars 2017 par cette même juridiction, à savoir respectivement 5 mois et 2 mois de prison. Le permis de conduire de Loïc a été annulé avec interdiction de le repasser dans un délai de 6 mois.

Gabriel-Henri THEULOT

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