Faits divers

TRIBUNAL DE CHALON - Elle maigrit... son mari jaloux, imagine la tromperie et la frappe !

Personne n’est venu. Ni la victime, ni le prévenu. Ça la fiche vraiment mal pour le second : placé en août sous contrôle judiciaire avec un certain nombre de contraintes et d’obligations à cause de violences conjugales, il ne communique aucun justificatif et en plus ne se présente pas devant le tribunal. Quelle mesure prendre dans ces conditions ?

Mettre en échec les fameuses « garanties de représentation » quand on a la chance d’être placé sous contrôle judiciaire plutôt qu’en détention provisoire, ce n’est pas une bonne idée, d’autant moins que maître Maréchal, l’avocat de madame, annonce que monsieur ne respecte pas l’interdiction de contact, et qu’il en a des preuves puisqu’il y a des sms. Dans ces conditions, maître Reynaud peut plaider que les faits de violences « sont exclusifs à cette situation » - entendre par là que monsieur x, 44 ans, n’irait torgnoler personne d’autre que sa future-ex épouse -, et qu’il n’a pas de casier judiciaire, ça ne pèsera pas dans la décision du tribunal (juge unique).

 

« La situation » : un couple et leurs trois enfants, à Sagy, et un long chemin ensemble, 18 ans, 15 ans de mariage. Mais la relation s’est étiolée. Il se trouve que madame souffrait d’un surpoids et parvint à perdre un nombre de kilos suffisamment conséquent pour éveiller, on ne sait trop pourquoi d’ailleurs cette corrélation - la jalousie de son mari. Il passe une première limite, il fouille le portable. Il en est puni car il lit un sms dans lequel sa femme écrit qu’elle ne l’aime plus... Il est puni mais le retourne contre elle, physiquement et sévèrement. Jalousie, et surtout dépit, « la situation » est insupportable et plutôt que d’interroger leur relation, il cogne.

 

Elle culpabilise suffisamment pour ne pas poser plainte immédiatement, pourtant l’ostéopathe l’interrogera : 3 cervicales atteintes et un os de la mâchoire déplacée ça ressemble à la conséquence d’une agression. Le président Jacob fait lecture de plusieurs scènes de violences, parfois devant les enfants. Lorsqu’en août l’agresseur est convoqué en gendarmerie, il fait une TS, « il avale du désherbant, ce n’était pas la première fois ». 3 jours d’hôpital avant le placement en garde à vue. Puis mise sous contrôle judiciaire, et, ce lundi 1er octobre, il se dérobe au jugement...

 

Le parquet requiert une peine sévère mais une peine mixte. Le tribunal le condamne à 6 mois de prison, peine sèche. Peine aménageable si toutefois monsieur se présente devant le juge d’application des peines qui le convoquera, dans le cas contraire il risque de voir un jour les forces de l’ordre venir le saisir et l’emmener au centre pénitentiaire. Et si jamais il passait trop les limites pendant la procédure de divorce et même après, cette peine pourrait être mise à exécution également. Monsieur X peut aussi voir sa peine aménagée mais se retrouver incarcéré si pendant ce temps il passe à nouveau à l’acte, d’une manière ou d’une autre.

 

Florence Saint-Arroman

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