Chalon sur Saône

Le catch de bonne facture cherchera à se montrer sous son meilleur jour le 30 novembre à Chalon

Le catch de bonne facture cherchera à se montrer sous son meilleur jour le 30 novembre à Chalon

Grande soirée catch ce samedi soir.... Il est temps de penser à vos places !

De beaux bébés dociles, méfiez-vous cependant des apparences…

La discipline sportive était tombée en désuétude dans la cité de Niepce (plus de trente ans sans), mais cette traversée du désert n’aura pas été du goût de tout le monde. Désireux de réhabiliter les chaudes soirées d’antan, le comité des foires et salons de Chalon décidait en 2012 de signer l’arrêt de mort de la déshérence, en agençant un rendez-vous de qualité. Il remet ça en cette fin d’année 2013, avec, espère-t-il, davantage de témoins qu’en 2012. En cette dernière journée dominicale les malabars, parfois bodybuildés, ont assuré la promotion de leur activité à la foire (photos, dédicaces, participation à des animations…) sans passer inaperçus ! Ces montagnes de muscles auront maille à partir dans quelques semaines entre eux, mais en la circonstance l’intérêt était ailleurs : dans le lien de proximité et la délivrance d’un capital de sympathie. La Française Angel’s Bombita, le célèbre Flesh Gordon, l’Américain Tiny Iron (New York, Harlem), le Norvégien Titank, et Tango Tim, seront de toute évidence dans d’autres dispositions mentales le jour J, plutôt pressés d’en découdre à vrai dire. Ceci est déjà une autre histoire…Renseignements : www.foire-salons-chalon.com, www.achalon.com

 

Flesh Gordon, quarante ans de pratique

Toujours au four et au moulin, Flesh Gordon est également Directeur technique national. Malgré le temps qui avance, sa passion n’a jamais été édulcorée. « Je n’ai jamais rien fait d’autre. J’ai goûté à la boxe anglaise, au pancrace, à la lutte libre, la lutte gréco-romaine. J’aime beaucoup les prises acrobatiques, les films de Bruce Lee ». Il nous ouvre la porte d’une description pleine de couleur. « En France il y a actuellement 450 licenciés (dont 70 féminines) représentant différentes écoles et capables de se produire en public, de la corde blanche 2ème degré à la corde d’or. Ce milieu cosmopolite est composé d’à peine 10% de Français, les autres pratiquants étant des Allemands, Espagnols, Suisses, Anglais…ainsi que des invités triés sur le volet (originaires du Japon, du Mexique, des Etats-Unis) ». Le bât blesse à un certain endroit en interne. « Il y a un gros problème en France : les Français ne sont pas suffisamment nombreux pour passer  la corde 2ème degré. ll n’y a pas beaucoup de Françaises par ailleurs, ce qui n’empêche pas la France d’être le leader européen du catch, il n’y a pas photo.». Abritant une multitude de variantes (en individuel, matchs à 4, à 6, 1 contre deux, handicap, à 6, 8, 10, K.O match où le dernier sur le ring est déclaré vainqueur…), le catch vaut aussi sans conteste par sa théâtralité, relativisée par l’initié de très gros calibre. «Le côté sportif prime pour 90%, tandis que les 10% restants appartiennent aux à-côtés (costumes, surnoms…) ». A l’en croire ce sport n’est pas spécialement à plaindre. » Il y a plus de 240 galas en France chaque année, dans des salles avec toujours autant de monde. Il est propre, sans trop de magouilles financières ».A quel niveau d’exigence se situe-t-il ? « Il réclame de l’assiduité, il faut être très tenace, pugnace, persévérant, et faire preuve d’un grand respect du règlement. On n’a pas droit aux coups directs, on ne fait pas de pugilat sans règles ». Est-ce accessible au plus grand nombre ? « D’abord, ce n’est pas parce qu’on n’est pas musclé qu’on ne peut pas en faire. Quand on est jeune, il est impératif d’avoir une bonne ossature et une bonne musculature pour se lancer. En Bourgogne il faut prendre contact avec le club de lutte de Chenove et son président Bernard Pinard, qui initie également au pancrace ». Revenons à nos moutons. Quel impact le 30 novembre à Chalon ? « Les spectateurs vont se régaler. Les deux Américains débarqueront, avec Anglais, Mexicain…Il y aura de beaux combats ». Bonne note est prise.

                                                                                                            Michel Poiriault