Bourgogne
Près de 450 000 grands-parents en Bourgogne, plus d'un quart de la population
Publié le 27 Octobre 2013 à 16h59
On devient grand-père ou grand-mère de plus en plus tard, à 54 ans en moyenne dans la région en 2011. Tous les chiffres sur la famille dévoilés par l'INSEE.
Les grands-parents ont quatre petits-enfants en moyenne. Le nombre de petits-enfants est toutefois très lié à l'âge et à l'histoire familiale. Les petits-enfants connaissent plus souvent leurs grands-mères que leurs grands-pères, et plus souvent leur grand-mère maternelle que paternelle.
Les jeunes Bourguignons ont plus de chances de connaître leurs grands-mères que leurs grands-pères, celles-ci vivant plus longtemps et étant souvent plus jeunes que leur conjoint. Ils ont aussi plus de chances de connaître leur grand-mère maternelle que paternelle. À leur naissance, 94 % des petits Bourguignons connaissent leur grand-mère maternelle, 82 % leur grand-père paternel.
Plus on vieillit, plus on voit partir ses grands-parents. À 18 ans, un jeune sur quatre a perdu sa grand-mère maternelle. À 32 ans, c'est le cas d'un adulte sur deux. À 44 ans, neuf personnes sur dix n'ont plus aucun grand-parent. Enfin, à 54 ans, à l'âge où l'on devient soi-même grand-mère ou grand-père pour la première fois, rares sont ceux dont une grand-mère est encore en vie.
En 2011, 8,9 millions de grand-mères et 6,2 millions de grands-pères, soit 15,1 millions de grands-parents vivent en France métropolitaine. Parmi les personnes âgées de 75 ans ou plus, une sur cinq n’est pas devenue grand-parent, soit parce qu’elle n’a pas eu d’enfant (14%), soit parce que ses enfants n’en ont pas eu (6 %). Les personnes qui ont eu plusieurs enfants sont toutefois pratiquement assurées d’être grands-parents. Les femmes deviennent grand-mères à 54 ans en moyenne et les hommes grands-pères à 56 ans. Après 75 ans les grands-parents ont en moyenne 5,2 petits-enfants. Le Nord - Pas-de-Calais et la Lorraine sont les régions qui comptent le plus de grands-parents parmi les 75 ans ou plus (85 %), tandis que l’Île-de-France est celle qui en compte le moins (75 %). Plus on a de frères et sœurs, plus on a d’enfants puis de petits-enfants. Enfin, les petits-enfants connaissent plus souvent leurs grand-mères que leurs grand-pères, et plus souvent leurs grands-parents maternels que paternels.
une famille recomposée en France
En 2011 en France métropolitaine, 1,5 million d’enfants de moins de 18 ans vivent dans 720 000 familles recomposées, c’est-à-dire dans une famille où les enfants ne sont pas tous ceux du couple actuel. 940 000 d’entre eux vivent avec un parent et un beau- parent, le plus souvent avec leur mère et un beau-père. Les 530 000 restants vivent avec leurs deux parents mais partagent leur quotidien avec des demi-frères ou demi-sœurs.
Au sein des familles recomposées, les plus jeunes enfants sont logiquement plus souvent ceux du couple actuel : avant 4 ans, ils sont 85 % à vivre avec leurs deux parents, contre 10 % à partir de 15 ans. En cas de recomposition familiale, les enfants peuvent également habiter une partie du temps avec leur autre parent. Parmi les enfants vivant principalement avec un beau-parent, trois sur dix résident régulièrement chez l’autre parent. Également, 140 000 enfants vivant avec leurs deux parents en famille traditionnelle partagent leur logement une petite partie du temps avec des demi-frères ou demi-sœurs qui logent principalement ailleurs.
En Bourgogne, 36 400 enfants vivent dans l’une des 17 500 familles recomposées, c’est-à-dire une famille où l’un des deux parents n’est pas le père ou la mère de l’enfant. Mais la famille traditionnelle reste le pivot de la cellule familiale. Comme en France métropolitaine, sept jeunes Bourguignons sur dix vivent avec leurs deux parents. Les autres sont plus souvent dans une famille monoparentale (16 %) que dans une famille recomposée (11 %).
(INSEE Première et Insee Bourgogne Dimensions)
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