Chalon sur Saône

En fleur, le passage souterrain des Aubépins ne manque à présent ni d’attrait ni d’originalité

En fleur, le passage souterrain des Aubépins ne manque à présent ni d’attrait ni d’originalité

Le poumon vert à forte teneur en chlorophylle des Aubépins, avec ses espaces arborés, aquatiques, qui fleure bon l’intemporalité, l’évasion et l’agrément, devra désormais compter sur une réorientation d’un pan de l’existant. Le passage souterrain qui s’introduit sous la rue du pont de fer a été fleuri à chacune de ses entrées. Artificiellement pour partie, mais malgré cela les monumentaux pétunias font un effet bœuf.

Catherine Baas a donné vie au dessein

Depuis 2013 le parc des Aubépins est l’objet d’une revitalisation se traduisant par une plus grande humanisation du secteur, s’appliquant tant à la fonctionnalité de l’endroit qu’à sa beauté : prise en compte des plans d’eau avec un cheminement piétonnier entre eux, de la place sablée. Le dernier exemple en date est le passage souterrain, lequel vient tout juste de connaître une seconde jeunesse. Approchée par l’O.P.A.C  Saône-et-Loire, Catherine Baas, artiste environnementale, devait être mandatée pour métamorphoser le lieu en lui apposant une empreinte indélébile.

 

Huit jeunes ont contribué à l’éclosion

C’est sous la forme d’un chantier jeunes géré par le service jeunesse de la ville de Chalon via le dispositif « bases vacances »que la refonte des extérieurs de l’ouvrage a eu lieu. Du mardi 22 au vendredi 25 avril huit jeunes chalonnais âgés de 16 à 25 ans (Nadjet, Christopher, Axel, Mélany, Morouane, Yossra, Sarah et Adrien) ont mis la main à la pâte afin que la photo florale prisonnière du polycarbonate soit figée de belle façon par des plaques ad hoc, sous la férule de l’artiste, du paysagiste Denis Choron, ainsi que de l’animateur du service jeunesse.  Une aventure constructive qui n’a laissé que de bons souvenirs à Catherine, satisfaite d’avoir mené à bien sa mission. Elle en a fait part ce vendredi lors de la petite réception amicale organisée en présence en particulier du premier magistrat Gilles Platret. « Cette fleur appartient à Chalon. C’est nous qui devenons tout petits et qui entrons dans cette fleur. Les jeunes ont été extra, particulièrement agréables et actifs. Ils se sont appropriés cette œuvre. Il y a eu un vrai échange aussi avec les habitants du quartier », a-t-elle expliqué. Si les réalisations constituent un hommage à la photographie, autour d’elles des végétaux ont été mis en terre de manière à ce qu’à terme les murs en soient recouverts, et l’intérieur du passage a été coloré de neuf, histoire d’aller jusqu’au bout du geste de réhabilitation. A découvrir sous tous ses angles, le site porté sur la détente n’étant pas l’apanage des gens du cru.

 

Ouvrons le tiroir-caisse

Le coût du projet s’élève à 26 139 euros. Il se décompose de la sorte : 15 639 euros pour l’O.P.A.C. Saône-et-Loire, quant aux subventions, le Conseil régional de Bourgogne aura alloué 8000 euros, tandis que l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, par le truchement du C.U.C.S., allouait 1500 euros. A signaler enfin les 1000 euros au titre du sponsoring à mettre à l’actif de GrDF.

                                                                                                     Michel Poiriault