Bourgogne
Marie-Guite Dufay veut bonifier les dotations aux Lycées qui achèteront de la viande charolaise en circuits courts
Publié le 03 Mars 2016 à 06h11
La Présidente de la Bourgogne - Franche-Comté a aussi évoqué les nécessaires structurations des filières agricoles pour plus de performance dans l'adaptation de l'offre à la demande.
omme François Patriat pendant plus d'une décennie, c'est au tout début de la matinée, ce mercredi, traditionnel journée de la Bourgogne, devenue, fusion oblige, journée de la «Bourgogne - Franche-Comté», que Marie-Guite Dufay a débuté sa visite officielle au salon de l'agriculture. Pour ses premiers pas, on ne peut pas dire que les parlementaires étaient légion, puisque seul Jérôme Durain, sénateur de Saône-et-Loire était dans les pays de la Présidente de la Région venue, évidemment, avec sa vice-présidente en charge de l'agriculture, Sophie Fonquernie.
En compagnie de Christian Decerle, président de la chambre régionale d'agriculture, Marie-Guite Dufay a effectué toutes les escales dites obligatoires… Laitières montbéliardes, comté, bovins charolais, viande charolaise avec dégustation d'une pièce venue de chez Bigard à Cuiseaux… La visite a été enthousiaste, car avant même un point presse, la Présidente de la BFC, a assuré les professionnels de la viande charolaise qu'elle compte encourager en espèces sonnantes et trébuchantes, les lycées qui s'engageront à mettre du «boeuf charolais», issue de filières courtes, dans les assiettes des Lycéens.
Le temps de parler céréales, de découvrir le confort d'une moissonneuse batteuse et Marie-Guite Dufay a répondu aux questions d'une poignée de journalistes.
«Il faut pousser à produire de la qualité, et sensibiliser les Français aux bons produits», a-t-elle tout d'abord martelé avant de lancer «Une de mes premières décisions va consister à bonifier les dotations au lycées qui s'engageront à acheter des produits locaux, dont la viande charolaise, mais aussi tout ce que notre région peut produire de bon».
Pour que l'offre soit à la hauteur de la demande, la Présidente de la Région souhaite encourager la structuration des filières, en agissant et en favorisant la recherche et en encourageant les consommations en circuits courts.
«Je suis à l'écoute des professionnels pour que l'on soit sur les bons sujets. Mais il faut aussi le dire, tout ne passe pas toujours par les circuits courts. Il est quand même monstrueux que l'agriculture de notre pays souffre alors que l'on est capable de produire de la qualité. Cela devrait être un facteur de bien vivre et ce n'est pas le cas…» Et alors ?
Alors Marie-Guite Dufay ne prend pas de gants. Elle en appelle à la responsabilité de l'Etat. «Il faut plaider notre cause au niveau de l'Europe sur nos handicaps naturels».
Elle ne veut pas personnaliser les problèmes… «Je n'attends pas du Président Hollande, mais j'attends des négociations». En ce sens, Marie-Guite Dufay reconnaît qu'il y a trop de normes et en ce sens estime qu'il y a un nécessaire lobbying a exercer auprès de l'Etat. Pour enlever des contraintes pesant sur nos agriculteurs. «Oui il y a trop de normes en France. Il faut revenir à des choses plus simples»
Considérant que la Bourgogne - Fanche-Comté est la 3e région de France pour l'agriculture biologique, la Présidente remarque qu'il y a des problèmes d'équilibre, entre les conversions et les soutiens.
En compagnie de Christian Decerle, président de la chambre régionale d'agriculture, Marie-Guite Dufay a effectué toutes les escales dites obligatoires… Laitières montbéliardes, comté, bovins charolais, viande charolaise avec dégustation d'une pièce venue de chez Bigard à Cuiseaux… La visite a été enthousiaste, car avant même un point presse, la Présidente de la BFC, a assuré les professionnels de la viande charolaise qu'elle compte encourager en espèces sonnantes et trébuchantes, les lycées qui s'engageront à mettre du «boeuf charolais», issue de filières courtes, dans les assiettes des Lycéens.
Le temps de parler céréales, de découvrir le confort d'une moissonneuse batteuse et Marie-Guite Dufay a répondu aux questions d'une poignée de journalistes.
«Il faut pousser à produire de la qualité, et sensibiliser les Français aux bons produits», a-t-elle tout d'abord martelé avant de lancer «Une de mes premières décisions va consister à bonifier les dotations au lycées qui s'engageront à acheter des produits locaux, dont la viande charolaise, mais aussi tout ce que notre région peut produire de bon».
Pour que l'offre soit à la hauteur de la demande, la Présidente de la Région souhaite encourager la structuration des filières, en agissant et en favorisant la recherche et en encourageant les consommations en circuits courts.
«Je suis à l'écoute des professionnels pour que l'on soit sur les bons sujets. Mais il faut aussi le dire, tout ne passe pas toujours par les circuits courts. Il est quand même monstrueux que l'agriculture de notre pays souffre alors que l'on est capable de produire de la qualité. Cela devrait être un facteur de bien vivre et ce n'est pas le cas…» Et alors ?
Alors Marie-Guite Dufay ne prend pas de gants. Elle en appelle à la responsabilité de l'Etat. «Il faut plaider notre cause au niveau de l'Europe sur nos handicaps naturels».
Elle ne veut pas personnaliser les problèmes… «Je n'attends pas du Président Hollande, mais j'attends des négociations». En ce sens, Marie-Guite Dufay reconnaît qu'il y a trop de normes et en ce sens estime qu'il y a un nécessaire lobbying a exercer auprès de l'Etat. Pour enlever des contraintes pesant sur nos agriculteurs. «Oui il y a trop de normes en France. Il faut revenir à des choses plus simples»
Considérant que la Bourgogne - Fanche-Comté est la 3e région de France pour l'agriculture biologique, la Présidente remarque qu'il y a des problèmes d'équilibre, entre les conversions et les soutiens.
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)
(Photos Alain BOLLERY)




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