Bourgogne

Apprentissage en Bourgogne - Claude Mennella prend son bâton de pèlerin pour convaincre

Apprentissage en Bourgogne - Claude Mennella prend son bâton de pèlerin pour convaincre

Nommé ambassadeur de l’apprentissage par le Ministère du Travail, Claude Mennella prend son rôle à cœur. Après un tour d’horizon des outils de formation, il souhaite fédérer les bonnes volontés du monde de l’entreprise. Une table ronde est en préparation.

L’ex-patron de Gaz de France en Bourgogne, élu de Chatenoy le Royal, élu au Grand Chalon a été nommé par le Ministère du Travail, ambassadeur de l’apprentissage pour la Bourgogne. Un poste en total bénévolat qu’il prend très au sérieux « parce que l’apprentissage est une des bases fondamentales du système professionnel » dit-il. Depuis quelques semaines il a entamé un tour des centres de formation des apprentis pour en appréhender les forces et les faiblesses. Outre la question des finances, toujours très sensible, il a pu constater le nombre de places disponibles dans tous les établissements visités, « alors que ce sont lieux d’excellence gérés au plus près et où des jeunes trouvent le complément indispensable à leur formation. » Certes, il y a des métiers délaissés « le bâtiment, les métiers de l’hôtellerie et restauration ont besoin d’un coup de pouce et c’est à nous de motiver les jeunes et leurs parents pour intégrer ces filières qui recrutent. »  Au rayon des freins à l’apprentissage, Claude Ménnella évoque une législation complètement dépassée et, surtout, un manque de moyens donnés aux entreprises qui veulent recruter des apprentis. « Lorsque l’on voit nos voisins Suisses poser 6,2 milliards d’euros sur la table pour promouvoir la formation en alternance…on se prend à rêver » explique t’il. D’ailleurs, le 1er avril prochain ces mêmes Suisses seront en Saône-et-Loire, à Mâcon et à Tournus pour expliquer pourquoi là-bas ça marche et on pourra en tirer les conséquences et voire pourquoi, ici, ça ne marche pas.

Avant l’été, le grand projet de Claude Ménnella, c’est de mettre autour d’une même table toutes les associations patronales qui veulent bien se sentir concernées par la question, avec la CCI et la Chambre des Métiers pour entrer dans le vif du sujet. La remise en route d’un réseau départemental lui parait indispensable…la Saône-et-Loire servant de département test, duplicable pour la grande Région Bourgogne Franche-Comté. C’est le challenge 2016.